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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 07:58
Par Georges Maurice - Publié dans : Présidentielles 2012
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 16:11

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Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, estime que le show à l'américaine de François Hollande n'a apporté aucune précision sur le chemin qu'il proposait aux Français et aux Françaises.

Dans la droite ligne du flou artistique qu'il entretient depuis les primaires socialistes, François Hollande a tenu hier son premier meeting de campagne en grandes pompes, afin de faire oublier la succession de couacs qui caractérise sa campagne et de mieux masquer le flou de ses propositions.

François Hollande s'y est montré sous son vrai jour, celui de la contradiction et de l'imprécision :

- Après que Yannick Noah, son exilé fiscal millionnaire préféré, ait chauffé la salle, François Hollande a ancré son discours à gauche toute et s'est autoproclamé Hérault de la guerre contre l'argent roi et Président de la fin des privilèges ;

- Il a également proposé d'inscrire dans la constitution le principe de laïcité, oubliant par la même que notre constitution précise que la République est laïque ;

- Il a proposé de renégocier seul contre tous l'accord européen de décembre 2011 sur le nouveau pacte budgétaire de la zone euro ;

- Il a enfin proposé la mise en place d'une taxe sur la transaction financière, d'une banque des PME, le retrait des troupes françaises de l'Afghanistan, et la création d'une tranche d'imposition sur le revenu à 45%, autant de propositions mises en oeuvre ou de chantiers ouverts par la majorité présidentielle.

Retraites, effectifs de l'éducation nationale, déserts médicaux, quotient familial ou nucléaire : après le discours de François Hollande, les Français et les Françaises cherchent encore les réponses à leurs questions au milieu des envolées lyriques, des vraies-fausses propositions, et des déclarations d'intentions.

 

       Source:

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Par Georges Maurice - Publié dans : Présidentielles 2012
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 09:05

Herve morin FS

                    Article France soir du 19 janvier 2012

 

France-Soir. Croyez-vous que Nicolas Sarkozy sera présent au second tour de l'élection présidentielle ?
Hervé Morin. Il n'y a pas de raison qu'il n'y soit pas !

F.-S. Beaucoup trouvent l'actuelle campagne présidentielle déconcertante...
H.M. C'est effectivement une campagne électorale très curieuse, sans propositions concrètes, presque par défaut. On ne sent aucune envie de Sarkozy, aucune non plus de Hollande, et même pas vraiment de Bayrou. On s'achemine peut-être vers un gouvernement « à l'espagnole », avec un Premier ministre - je parle de celui qui est issu des dernières élections - dont on ne connaît ni le nom, ni le son de la voix, ni les projets.

F.-S. Les sondages ne permettent pas d'exclure la présence de Marine Le Pen au second tour...
H.M. Il y a un danger Marine Le Pen parce qu'il y a un désespoir profond du pays. Lorsque les Français perdent leurs repères, cela profite toujours aux populistes et à la démagogie. François Bayrou l'a d'ailleurs bien compris, avec son slogan simpliste « Acheter français ». J'imagine qu'il va acheter des sous-vêtements Lejaby à sa femme ! (Le fabricant de lingerie est actuellement en liquidation, NDLR).

F-S. François Bayrou est, à vos yeux, un populiste ?
H. M. Tous ceux qui font dans le populisme - Marine Le Pen comme Bayrou à sa façon - ça marche. C'est comme ça.

"Un projet politique ne se met pas aux enchères sur eBay"

 F.-S. Vous avez pourtant laissé entendre que vous pourriez hésiter au second tour entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy...
H.M. Dans l'hypothèse d'un second tour - peu probable - entre eux, j'examinerais la configuration politique du moment. Moi, je suis 100% clair : je ne demande pas un chèque en blanc aux Français comme Bayrou. Je lui reproche d'être une nouvelle fois dans l'ambiguïté, comme en 2007. Un projet politique ne se met pas aux enchères sur eBay à l'intention du plus offrant.

F.-S. Les sondages ne sont-ils, pour vous, décevants, voire désespérants ?
H.M. La vraie campagne commence à peine. N'oubliez pas que le socialiste Arnaud Montebourg était à 1% au début des primaires PS et il a terminé à 17% ! Et puis il y a énormément d'indécis. Donc, rien n'est joué.

F.-S. Avez-vous le sentiment qu'on s'acharne sur vous ?
H.M. À raison de dix coups de couteaux par jour, y compris de la part de mes « amis », je crois qu'on peut dire oui. Je ne pensais pas que ce serait aussi dur. Mais il y a une qualité qu'on ne pourra jamais m'enlever : je suis quelqu'un de courageux.

F.-S. Qu'attendez-vous du Congrès national du Nouveau Centre prévu le 25 février ?
H.M. Qu'il arrêtera sa position sur la présidentielle. En tout cas, si, finalement, je ne me présentais pas, je pense qu'une bonne partie de mes amis centristes pourraient voter Bayrou, par défaut.

F.-S. Où en êtes-vous de la quête de vos parrainages ?
H.M. J'ai aujourd'hui 300 signatures. Et le chemin continue.

"Bayrou, je le connais par cœur"

F.-S.Vous avez qualifié un jour Jean-Louis Borloo de « scout de Valenciennes », et dit de Bayrou qu'il était à l'opposé du « centre clair, non-ambigu, non-équivoque ». Qu'est-ce qui vous arrive ?
H.M. « Scout de Valenciennes », ce n'est pas dramatique, c'est même plutôt affectueux et puis ça lui va bien, non ? Quant à Bayrou, passons, je le connais par cœur.

F.-S. Attendez-vous quelque chose du sommet social de l'Elysée ?
H.M. On va voir. J'espère, en tout cas, que ce sommet n'est pas l'expresssion d'une forme de fébrilité.

F-S. Dominique de Villepin vient de reprendre à son compte l'une de vos propositions : la semaine de 37 heures...
H.M. Je suis heureux de voir que des hommes et des femmes qui ne partagent mes idées s'y rallient progressivement. Aucun pays européen ne travaille moins de 37 heures par semaine. L'allongement du temps de travail permettrait d'améliorer considérablement les performances de la France, en économisant 12 milliards d'euros, soit 0,4 point de croissance en plus.

F-S. Nicolas Sarkozy est-il, à vos yeux, responsable de la perte du triple A ?
H.M. Non. C'est le résultat de 31 ans de facilités, dans un pays qui pensait que vivre à crédit pouvait être éternel. Maintenant, la responsabilité de Nicolas Sarkozy, c'est d'annoncer rapidement des mesures nationales pour convaincre nos prêteurs que nous ne sommes plus dans une fuite en avant.

F.-S. Vous considérez-vous aujourd'hui à la gauche ou à la droite de Sarkozy ?
H.M. À gauche, sans aucune hésitation. Je suis, par exemple, atterré par les dérives du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui a décidé d'expulser des étudiants étrangers à la fin de leur formation avant de se rétracter. C'est un gâchis au regard de l'investissement fait par la France. C'est un gâchis économique : nous avons besoin de ces cerveaux. Et, loin de nos idéaux républicains, cela donne, hélas, l'image d'une France racornie, repliée sur elle-même.

 

       Source:

france soir

Par Georges Maurice - Publié dans : Présidentielles 2012
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 17:28

 

        
Par Georges Maurice - Publié dans : Présidentielles 2012
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 10:50

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FRANCE-SOIR. L'agence américaine Standard and Poor's (S&P's) aurait décidé de dégrader la note de la France malgré l'activisme de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines. Cela vous surprend-il ?

CHARLES DE COURSON. Pas vraiment, non. Les agences de notation ne font que courir après les marchés, qui avaient déjà dégradé la France. L'écart de taux d'intérêt pour les emprunts obligataires entre la France -le mauvais élève- et l'Allemagne -le bon élève- s'élève depuis quelques mois à 1 %, voire 2 %. Cela doit désormais inciter la classe politique à réfléchir sérieusement au redressement des comptes publics et à arrêter de promettre des dépenses nouvelles. Sinon, on finira comme la Grèce !

F-S. Ne dramatisez-vous pas la situation ?

C.C. Si les banques ne veulent plus nous prêter d'argent, comment ferons-nous ? Les intérêts de la dette française ont déjà beaucoup augmenté, et cela va continuer. Nous avons un énorme besoin de fonds. Le remboursement de notre dette ajouté à nos déficits publics représentent une facture de 180 milliards d'euros. C'est, peu ou prou, l'équivalent de l'épargne de tous les Français.

F-S. La sanction de S&P signe-t-elle, comme le dénonce la gauche, « l'échec » de la politique de Nicolas Sarkozy ?

C.C. Non. Elle est la conséquence de trente ans de mauvaise gestion, dans laquelle la gauche a une énorme part de responsabilité. Souvenez-vous de la relance de 1981, des 35 heures de Martine Aubry et Lionel Jospin... On commence tout juste à avoir une gestion saine de nos comptes publics. Le tournant a eu lieu il y a deux ans. Il faut maintenant amplifier le mouvement.

F-S. Doit-on s'attendre à un troisième plan de rigueur ?

C.C. La réponse ne passe par un plan, mais par un durcissement général de la politique budgétaire. Il faut à la fois serrer les dépenses publiques, augmenter les recettes et agir pour relancer la croissance. Dans tous ces domaines, nous devons aller beaucoup plus loin que ce que nous avons fait jusqu'à présent.

F-S. La TVA « sociale », que Nicolas Sarkozy veut faire adopter avant la fin de sa mandature, vous semble-t-elle aller dans ce sens ?

C.C. Elle n'aura pas d'effet à court terme, seulement à moyen ou à long terme. La TVA que l'on qualifie à tort de « sociale » a vocation à agir sur l'emploi, ce qui aurait un effet bénéfique sur la consommation et sur la croissance. Mais, dans l'immédiat, nous allons boucler l'année 2011 avec un déficit public de 110 milliards d'euros. Et 2012 ne devrait pas être sensiblement meilleur : nous serons au-delà des 90 milliards d'euros prévus initialement...

F-S. Faut-il donc promettre « du sang et des larmes » aux Français, au risque de perdre la campagne présidentielle ?

C.C. Que l'on soit de gauche ou de droite, il faut parler et agir avec sérieux. Quand je vois le programme du FN, c'est à pleurer : c'est de la pure démagogie ! Quant à François Hollande, sa stratégie consiste à ne rien dire... Il sait que ce sujet divise l'électorat de gauche. Mais il ne peut plus louvoyer, il doit assumer ses responsabilités. Il promet la création de 60.000 postes dans l'Education nationale, à raison de 20.000 par an entre 2012 et 2015, mais où va-t-il trouver l'argent ? Il doit avoir le courage de dire qu'il va le ponctionner dans les autres ministères et que ceux-ci auront un budget bien en-deçà que tout ce qu'on a fait jusqu'ici...

 

      Source:

france soir

Par Georges Maurice - Publié dans : Actualité nationale
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