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Le blog de Georges Maurice
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Selon l'historien Pierre Rosanvallon, nous sommes entrés dans « un nouvel âge des démocraties » (1). Un constat qui peut sembler banal puisqu'il est du
propre de la démocratie de changer d'âge, de se renouveler à la vitesse de la société et d'apparaître comme une idée perpétuellement « neuve » (2).
Depuis vingt ans, un profond changement est pourtant intervenu. La défiance de la société vis-à-vis du pouvoir politique a pris une intensité telle que
Rosanvallon évoque une « contre-démocratie ». Pas une anti-démocratie, même si le populisme peut y conduire, mais une forme presque explosive de démocratie généralisée, niant le politique. Comme
si la société prenait le pouvoir en prétendant faire l'économie du moment politique qui passe nécessairement par la représentation et l'élection. D'où la traînée de poudre des « indignés » et
leur slogan : « Vous ne nous représentez pas ! »
Il y a bien des causes à ce divorce : le sentiment d'impuissance du politique face au chaos économique ; la conscience d'une injustice croissante ; le
sacre de l'individu absolu ; l'élévation du niveau moyen d'instruction... Mais la vraie nouveauté est ailleurs.
D'abord, dans le formidable essor des techniques de communication qui ont facilité l'accès à l'information, devenue, par sa qualité et sa quantité, une
arme de la surveillance des pouvoirs. Internet incarne aujourd'hui un pouvoir de vigilance, de notation, de dénonciation et, comme on l'a vu au cours du Printemps arabe, un formidable instrument
de mobilisation.
Dans le même temps, il s'est révélé comme l'instrument d'un mode de relations fondé sur le choix. Chacun choisit son réseau qui rend la citoyenneté à la
fois très courte (quartier, bande, association) et très longue (planète...), au risque d'oublier que la vraie dimension de la citoyenneté se situe entre les deux (nation, Europe...) dans un
espace de solidarité, de partage avec les citoyens.
La nouveauté est aussi dans le conflit ouvert entre le temps de la société et le temps politique. La première est plus que jamais en « temps réel » : le
désir et sa satisfaction doivent coïncider au mieux. « Je veux, donc je peux. » Internet et le portable entretiennent une illusion d'immédiateté qui crée une forme croissante d'impatience. «
Attendre », qui se dit joliment en espagnol et portugais esperar, est devenu un mot archaïque. Même l'entrée dans l'ivresse s'accélère. Le binge drinking ou orgie d'alcool qui produit ses effets
en une ou deux heures vient d'être détrôné par l'extrem drinking d'effet immédiat. Quel symbole d'une frénésie de l'urgence !
Comment, dès lors, s'étonner de lire, dans la presse, des titres tels que : « Six mois après le début de la révolution de jasmin, les réformes espérées
tardent à venir. » Comme si les grandes révolutions pouvaient changer la société en quelques mois ! Celle de 1789 a mis plus d'un siècle.
Quoi qu'on fasse, et quelle que soit la tentation des acteurs politiques eux-mêmes de céder au court terme du temps médiatique et des échéances
électorales, les politiques publiques ne se déploient vraiment que dans la longue durée : cinq, dix années et plus, dans le cas de l'environnement. Cela suffit à fonder la nécessité de
repolitiser la démocratie.
Source :
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(*) Professeur de droit public à Brest.
(1) La contre-démocratie, Gallimard, 2006.
(2) La démocratie, une idée neuve, thème des Semaines sociales 2011.
Jacques Le Goff
Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre, appelle à la prudence après l’annonce par Xavier BERTRAND de la création, avant la fin de l’année, d’un fichier unique des allocataires sociaux.
Fichier les plus pauvres à des fins électoralistes ne saurait être une réponse à la détresse de millions de personnes honnêtes qui aspirent avant tout à
sortir de la spirale de l’exclusion.
Si l’instauration d’un tel fichier peut en effet contribuer à mieux lutter contre la fraude aux aides sociales, elle ne doit pas conduire à opposer une
nouvelle fois les Français les uns aux autres en stigmatisant la catégorie de la population la plus en difficulté.
Il conviendra d’être vigilant sur les conditions d’utilisation de ce nouveau fichier et les garanties qui doivent entourer l’accès aux données, leur
utilisation et la durée de leur conservation.
Source :
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Le secrétaire général du Nouveau Centre (NC), Philippe Vigier, a présenté mardi à la ministre du Budget Valérie Pécresse les mesures d'économie
proposées par son parti pour le prochain budget et réaffirmé son soutien à l'instauration de "la règle d'or" par le Parlement en congrès. "Dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, le
NC a réaffirmé son soutien le plus total à l'instauration d'une règle d'équilibre budgétaire dans la Constitution" (qui nécessite la convocation du Parlement en congrès), écrit le porte-parole du
NC dans un communiqué. Le député indique avoir également rappelé à la ministre l'importance pour son parti "d'adresser un message de justice sociale à nos concitoyens en harmonisant la fiscalité
qui pèse sur les revenus du travail et celle qui pèse sur les revenus du patrimoine, et en faisant participer davantage les plus hauts revenus à l'effort de sortie de
crise".
Dans ce cadre, le parti d'Hervé Morin propose "de soumettre l'ensemble des revenus du capital (dividendes, placements à revenu fixe, plus-values de
cession sur valeurs mobilières et plus-values immobilières) au régime de droit commun, à savoir le barème de l'impôt sur le revenu". Il se déclare également favorable à l'instauration d'une
"nouvelle tranche marginale d'impôt sur le revenu à 45 % afin que que les contribuables les plus aisés participent à l'effort de solidarité nationale". Le parti centriste suggère "de taxer les
rémunérations extravagantes des grands patrons, qui continuent d'alimenter le sentiment d'injustice de nos concitoyens", et insiste sur "la nécessité de poursuivre la chasse aux niches fiscales
et sociales dont l'utilité n'est plus avérée, ainsi que celle de procéder à un coup de rabot général à périmètre restreint".
Le NC préconise "de réformer l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises qui bénéficient d'un régime fiscal nettement plus favorable que celui
des TPE-PME" et de "concentrer les allègements généraux sur les bas salaires sur trois points-clés : l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors et les TPE/PME". Enfin, il juge "indispensable de
maintenir l'effort engagé sur la réduction des dépenses de fonctionnement de l'État en procédant à une baisse linéaire de 2 % de ces dépenses sur trois ans".
Source : AFP
Yvan LACHAUD, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, et les commissaires aux Finances Charles de Courson, Nicolas Perruchot et Philippe Vigier, se félicitent de la solidarité affichée par les membres de la zone euro pour circoncire l'incendie grec mais appellent les responsables européens à saisir la chance de mettre enfin en place un véritable gouvernement économique européen.
Sous l'impulsion décisive du Président de la République, les Etats-membres de la zone euro se sont accordés hier sur un deuxième plan de sauvetage de la
Grèce et ont ainsi adressé un message sans ambiguïté aux marchés sur leur volonté commune d'enrayer la crise de l'euro.
Pour autant, face à une crise qui fait peser une lourde menace sur la souveraineté budgétaire des Etats-membres de la zone euro, la succession de plans
de sauvetages décidés en urgence ne peut constituer la seule réponse.
L’Europe est aujourd’hui à la croisée des chemins : dans le cadre d’une Europe fédérale, il est plus que jamais indispensable de créer une Europe
fédérale et non pas une confédération d’Etats-nations, afin d’harmoniser et de fédérer les politiques fiscales et budgétaires, mais aussi économiques et sociales, des pays de la zone
euro.
Parce que le désordre favorise les attaques contre l'euro, le groupe Nouveau Centre appelle les responsables européens à faire cesser une fois pour
toutes leurs divergences et à montrer que la zone euro est solidaire et que l’euro est une monnaie pérenne et crédible.
Dans ce bras de fer entre les Etats et les marchés, seule une gouvernance européenne forte, unie et solidaire pourra l’emporter et ainsi protéger ses
citoyens, qui seraient les premiers frappés par des faillites en cascade, mais aussi permettre de créer les conditions monétaires et économiques nécessaires aux emplois et à la croissance de
demain.
Dans cette perspective, les centristes proposent estiment que l'urgence est déclarée et proposent :
- Un engagement commun de tous les pays membres de la zone euro sur la suppression des déficits de fonctionnement, de façon à ce que des exigences
communes soient applicables aux cadres budgétaires des Etats membres de l'Union européenne ;
- La mise en place d'un fonds de stabilité afin de garantir la dette européenne ;
- La création d'entreprises européennes de notation, dotées d’un statut garantissant leur indépendance, afin de protéger les épargnants et d’éviter les
dérives auxquelles nous avons assisté ;
- Une taxation européenne du secteur bancaire, afin de limiter à l'avenir les comportements à risque du secteur financier qui ont conduit à la crise que
nous traversons.
Le groupe Nouveau Centre appelle la France à peser de tout son poids dans cette perspective, en vue du rendez-vous d'octobre avec les présidents du
Conseil européen et de l'Eurogroupe.
Source :
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Alors que l’UMP a consacré aujourd’hui une Convention de son projet aux défis de l’immigration, je veux réaffirmer la position des centristes sur ce
sujet. La politique d’immigration ne doit pas être une politique de stigmatisation et doit, pour être efficace, impérativement s’inscrire dans un cadre européen.
On ne peut plus s’en tenir aux déclarations incantatoires appelant l’Europe à prendre ses responsabilités sur ce sujet. On a fait Schengen, on a fait
Frontex sans pour autant se donner les moyens de nos ambitions. Il n’est pas possible de rester plus longtemps au milieu de gué.
J’appelle les autorités françaises à prendre une initiative politique forte en proposant à nos partenaires de faire de l’immigration une véritable
politique fédérale européenne reposant sur un transfert de compétences des Etats vers l’Union.
A l’instar du modèle canadien, cette politique européenne d’immigration devrait reposer sur 3 piliers :
- un contrôle drastique aux frontières extérieures de l’Union, avec des moyens renforcés ;
- une immigration fondée sur nos besoins en bras et en cerveaux ;
- Une politique d’aide au développement ambitieuse que l’Union peut porter.
Tels doivent être les principes d’une politique efficace mais respectueuse de la dignité de chacun et qui refuse de céder à la « marinisation »
des esprits.
Hervé MORIN
Président du Nouveau Centre
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