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Le blog de Georges Maurice
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Ville maritime : son économie, ses entreprises, son dynamisme...
Hervé Morin, Président du Nouveau Centre et candidat à l’élection présidentielle, a effectué ce jeudi 5 janvier un déplacement à Agen sur le thème de la
ruralité. L’occasion pour lui de réaffirmer un certain nombre d’idées nouvelles en faveur du monde rural.
1. Rétablir un véritable équilibre des chances entre les territoires
Au même titre que les zone urbaines sensibles, être issu d’un territoire rural délaissé constitue aujourd’hui un facteur d’inégalité majeur dans notre
société.
Hervé Morin propose la mise en place de contrats de territoires pour rétablir un véritable équilibre des chances entre les territoires et
permettre la renaissance du monde rural qui est aujourd’hui un monde oublié. Vivre en milieu rural ne doit plus signifier renoncer à la modernité.
Pour revivifier les territoires oubliés, en particulier en milieu rural, Hervé MORIN propose de :
- Garantir à la population l’accès aux services publics essentiels à un temps de trajet raisonnable de son domicile, qu’il
s’agisse du service postal, d’une infrastructure de transports, d’un pôle emploi, de structure médicale, d’un équipement sportif ou culturel, etc. Tel devrait être le critère pertinent d’un
nouveau modèle de service public à la française.
- Combler la fracture numérique en offrant à tous un accès au haut débit, quel que soit son lieu de résidence, et a fortiori dans les
zones éloignées des centres d’activité. En France, en milieu rural, près d’un tiers des foyers ont un débit inférieur à 1 Mbp/s. A l’heure de la révolution numérique, il s’agit d’un objectif
stratégique. Comme le préconise le sénateur Nouveau Centre Hervé Maurey dans son rapport sur le financement des infrastructures à très haut débit, il faut garantir à chacun un service numérique
universel avec la mise en place d’un vrai haut débit pour tous de 2 Mbts/s dès cette année et de 8 Mbts/s en 2015.
Les 600 millions d’euros par an nécessaire seront financés pour l’essentiel par des économies sur le budget de l’Etat. Une
contribution de solidarité numérique, (inférieure à 1 euro et prélevée sur les abonnements téléphoniques et d’accès à Internet) pourra toutefois également être instaurée. Il est en effet logique
que le financement de cette mesure soit au moins en partie assuré par les consommateurs, comme ce fut le cas pour tous les grands réseaux stratégiques en France, à commencer par
l’électricité.
- Lutter plus efficacement contre la désertification médicale en remplaçant le concours de l'internat national par un système
régional, en développant la télémédecine et en fixant la règle du non-conventionnement des médecins qui décideraient de s’installer dans une zone déjà sur-dotée. Il convient aussi de repenser le
mode de rémunération des médecins généralistes en l’alignant sur la rémunération moyenne des spécialistes.
2. Inventer l’agriculture de demain
Il n’existe pas de ruralité sans paysans. Nous devons nous donner les moyens de construire l’agriculture de demain, une agriculture compétitive,
respectueuse de l’environnement et capable d’assurer une rémunération décente aux agriculteurs.
Pour être efficace et compétitive, une politique agricole doit avant-tout être une politique de filières, compte tenu de la diversité et de la
spécificité de secteurs agricoles.
Hervé Morin propose ainsi l’adoption d’une grande loi agricole permettant l’émergence de filières agricoles régionales structurantes autour des
objectifs prioritaires suivants :
• Revaloriser les revenus agricoles
Cette nouvelle loi agricole devra aussi être une loi de compétitivité de notre agriculture dans une économie européenne et mondiale
ouverte.
L’agriculture est en première ligne de la compétition mondiale et, contrairement à une idée reçue, l’activité agricole est très facilement
délocalisable.
Or le coût du travail agricole est bien supérieur en France à celui de nos principaux partenaires européens. Ainsi, l’agriculture française connaît une
érosion significative de ses parts de marché et une baisse continue de sa production comme des surfaces cultivées, en particulier dans les filières les plus intensives en main d’œuvre (fruits et
légumes en particulier).
En octobre 2009, le Président de la République avait annoncé l’exonération des cotisations sociales patronales pour les emplois saisonniers, permettant
ainsi une baisse significative du coût du travail temporaire.
Hervé Morin propose d’étendre aux salariés permanents de la production agricole ce dispositif d’exonération de cotisations sociales patronales mis en
place pour les travailleurs occasionnels. A l’initiative des députés Nouveau Centre Jean Dionis du Séjour et Charles de Courson, une première étape a été franchie lors du vote du budget 2012 avec
une première baisse de 25% des charges sur le travail agricole. Il s’agit désormais d’aller plus loin avec l’alignement total du régime des travailleurs agricoles permanents sur celui des
saisonniers.
Cette mesure, en réduisant mécaniquement l’injustice à laquelle sont confrontés nos agriculteurs par rapport à leurs concurrents européens, participe
d’une reconquête de marchés et fera bénéficier les salariés agricoles d’une sécurisation de leur protection sociale.
Pour compenser le coût estimé à environ 1 milliard d’euros de l’extension aux salariés agricoles permanents du dispositif d’exonérations de cotisations
sociales patronales, Hervé Morin propose la création d’une « contribution pour la compétitivité durable de l’agriculture » à travers une taxe acquittée par les distributeurs et assise sur la
vente au détail, en grande et moyenne surface, de produits agro-alimentaires issus de l’agriculture et de l’élevage,
• Agir pour la stabilité des prix agricoles
La financiarisation des marchés agricoles provoque une volatilité excessive des prix agricoles et une instabilité sans précédent des revenus des
agriculteurs. Sur les quelques 250 milliards d’investissements sur les matières premières, 30 à 35 milliards sont orientés vers les produits agricoles. Il convient d’établir des mécanismes de
régulation des marchés et des dispositifs de stockage et de stabilisation des prix agricoles, afin de garantir un revenu stable aux agriculteurs et des prix raisonnables aux
consommateurs
• Pérenniser la prime à l’herbage
Le maintien des systèmes d’exploitation fondés sur la mise en valeur des surfaces en herbe constitue un enjeu majeur pour nos territoires. En effet,
l’entretien et le maintien des prairies favorise la biodiversité et préserve la qualité de l’eau.
Les surfaces utilisées mobilisent moins d’intrants (engrais, produits phytosanitaires, énergie) et l’alimentation du cheptel gagne en autonomie. C’est
pourquoi il est nécessaire de pérenniser la prime herbagère agro-environnementale (PHAE) qui constitue un élément essentiel pour l’équilibre économique de certaines exploitations et pour le
maintien des surfaces en herbe dans certaines zones.
• Créer de nouvelles ressources en eau
Dans un contexte de changement climatique, et face à une augmentation permanente des besoins en eau, il est indispensable de créer de nouvelles
ressources en eau dans le cadre de la gestion durable d’une ressource de plus en plus rare.
Hervé Morin propose un plan de facilitation et de réalisation massive de lacs collinaires et de retenue sur les cours d’eau
moyen.
• Soutenir le développement des coopératives agricoles
Une large majorité des agriculteurs français sont aujourd’hui adhérents d’une coopérative agricole intervenant en amont ou en aval de leur production
(intrants, matériel, transformation, distribution, etc.). Le regroupement des « petits » agriculteurs leur permet de négocier de meilleures conditions contractuelles et de faire
baisser les prix des intrants agricoles, notamment les semences, les engrais et les équipements. Il faut plus que jamais soutenir le regroupement des agriculteurs en coopératives afin qu’ils
puissent s’organiser pour mieux peser et défendre leurs intérêts face aux pressions exercées par la grande distribution.
• Développer les circuits courts de commercialisation
Les circuits courts permettent à certains producteurs de diversifier leur activité agricole tout en répondant à une forte demande des consommateurs qui
expriment une exigence grandissante de produits du terroir, de tradition et d’authenticité. Les circuits courts permettent de valoriser les productions locales.
La mise en place de plan de soutiens régionaux aux circuits courts permettra d’accompagner les agriculteurs qui s’inscrivent dans une démarche de
proximité. Ces plans régionaux participeront également à la structuration et à l’organisation de ces modes de production et de commercialisation en circuits courts dans une logique de
cohésion territoriale, de maintien d’une agriculture périurbaine et de développement durable.
Source:
Hervé Morin a trouvé son rôle dans la campagne présidentielle de 2012 : il sera « le » candidat « anti-Bayrou ». La présentation de son équipe, hier, à
Paris, en fut l’éclatante démonstration. Jusque dans la mise en scène.
Le président du Nouveau Centre affiche ainsi, en rang d’oignons derrière lui, une direction politique « collégiale », « parce qu’une élection, ce n’est
pas qu’un homme », ne peut-il s’empêcher de tacler. Bayrou s’est inscrit la veille « du côté du peuple », critiquant les élites et les « esprits subtils ». « Je serai le candidat de
l’anti-populisme », réplique Morin.
Une obsession
Le candidat du MoDem est une obsession pour celui du Nouveau Centre. « François Bayrou devra m’expliquer, sur le consommer-français et
produire-français, comment il fait avec la boîte de conserve dont le porc est allemand, les haricots espagnols et la recette française », ironise l’ancien ministre de la Défense au chapitre «
croissance et compétitivité ». Vient la grande question du déficit. « François Bayrou a été le premier à en parler, je pourrais vous faire son discours de A à Z, il n’a pas changé d’un iota
depuis 2007, s’enflamme Morin. Mais il n’a pas mis une seule proposition sur la table pour le réduire. Je suis le seul à l’avoir fait. »
Même la TVA sociale, mesure pourtant annoncée par Nicolas Sarkozy, est une occasion d’attaquer son ancien maître en politique. « Quand je l’entends, je
me demande si on ne devient pas totalement amnésique, s’indigne-t-il. En 2007, on défendait cette mesure, on n’osait pas dire TVA sociale par jésuitisme, et Bayrou dit aujourd’hui que c’est une
idée dangereuse! »
Comme il ne sera décidément rien pardonné au Béarnais, avec qui Morin a manifestement beaucoup de comptes à régler, il lui est même reproché d’avoir osé
critiquer le « parachutage » de Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine! Rappelant l’atterrissage de Christian Blanc dans les Yvelines et de « centaines de candidats MoDem » aux législatives de
2007, Morin « aimerai(t) qu’on n’ait pas la mémoire courte » !
« Nous ne serons pas le centre équivoque, nous ne serons pas le centre ambigu », conclut-il. Mais à qui pense-t-il donc encore?
Nathalie Segaunes
Francis Szpiner, l'un des ténors du barreau, ancien avocat de Jacques Chirac et d'Alain Juppé, a accepté d'être le président du comité de soutien du candidat du Nouveau Centre Hervé Morin.
Décoré
de la légion d'honneur par Nicolas Sarkozy en octobre dernier, le juriste a appartenu au RPR et à l'UMP avant de cesser toute activité politique lorsqu'il a été nommé vice-président de la
commission nationale consultative des droits de l’homme en 2002. Il a rejoint les rangs du mouvement centriste en mai 2010.
France-Soir. Pourquoi avez-vous choisi l'ancien ministre de la Défense ?
Maître Francis Szpiner. Pour une raison simple : il a décidé de placer sa campagne sous le signe de l'anti-populisme. Ce n'est pas en désignant des
boucs-émissaires - les riches, les étrangers, les européens, les Chinois, et j'en passe...-qu'on réussira à s'en sortir. Par ailleurs, contrairement à d'autres comme François Bayrou, Christine
Boutin ou Dominique de Villepin, Hervé Morin a clairement choisi son camp : il fait partie de la majorité présidentielle à laquelle j'ai toujours appartenu. Mon positionnement est sans ambiguïté
: je ne suis pas centriste.
F.-S. Dans ce cas, pourquoi ne pas rallier directement Nicolas Sarkozy ?
F.S. D'une part, le chef de l'Etat n'est pas candidat pour l'instant. D'autre part, il existe des divergences entre l'UMP et le Nouveau Centre. Les
propositions d'Hervé Morin correspondent plus à mes aspirations : la dérive droitière orchestrée par Nicolas Sarkozy ne correspond pas à l'idée que je me fais de la France. Par exemple, je
n'accepte pas qu'on stigmatise une communauté pour la rendre responsable de la délinquance. Et cela ne me pose aucun problème qu'un étranger travaille en France après y avoir fait ses
études.
F.-S. On reproche à Hervé Morin son manque de notoriété, voire de charisme...Qu'est-ce que cela vous inspire ?
F.S. De l'indifférence. Je constate que la majorité des élus et et des parlementaires du Nouveau Centre sont derrière Hervé. Et je trouve
particulièrement dommage qu'on parle plus souvent des critiques qu'il subit plutôt que de ses projets pour la France. Après, rien n'est figé. Nous verrons comment le paysage politique évolue dans
les prochains mois en fonction du discours que tiendra Nicolas Sarkozy et du risque éventuel d'un nouveau 21 avril. Quoi qu'il en soit, Marine Le Pen ne doit pas être l'épouvantail qui réduirait
le nombre de candidats à la portion congrue.
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Propos recueillis par Marie-Laure Hardy
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