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                         Discours de Bernadette Malgorn au soir du 1er Tour 

Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 07:54


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La direction du PS a décidé mardi de mettre à l’écart les 59 socialistes présents sur les listes de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, mais Martine Aubry a laissé la porte ouverte à leur réintégration en proposant une «mission» après les régionales en vue d’une «réconciliation».

«L’ensemble des camarades du Languedoc-Roussillon» figurant sur la liste du président DVG de la région Georges Frêche pour les régionales «se sont mis eux-mêmes en dehors du parti», a annoncé mardi à la presse le député François Lamy, bras droit de la première secrétaire à l’issue de ce Bureau national (BN) sans vote de plus de deux heures. 59 candidats socialistes, parmi lesquels les cinq secrétaires fédéraux du Languedoc-Roussillon, deux présidents de conseil général et une sénatrice sont visés par cette exclusion qui ne dit pas son nom.

Le PS leur reproche d’être restés sur les listes de Frêche, indésirable après son dérapage sur la «tronche pas catholique» de Laurent Fabius, alors que le Parti a investi la maire de Montpellier, Hélène Mandroux le 2 février.

Lamy a précisé qu’en dehors du Languedoc-Roussillon, dans «23 départements», des socialistes étaient visés par la même procédure, «de l’ordre de plusieurs dizaines, mais moins d’une centaine». Pour eux, il y a «l’application stricte de nos règles et nos statuts», c’est-à-dire l’exclusion de fait du parti pour une période d’au moins deux ans.

Mais comme il y a une situation «particulière en Languedoc-Roussillon», avec nombre de personnalités visées par cette mesure, la Première secrétaire Martine Aubry a proposé la création «après les régionales» d’«une mission regroupant l’ensemble des sensibilités du PS», dont l’objectif sera de «permettre de retrouver le chemin du dialogue, de la réconciliation et de la rénovation».

Cette mission assez inédite qui vise à renouer un dialogue avec ces socialistes exclus statutairement pour deux ans, répond au tollé de grands barons locaux du Parti comme les sénateurs Gérard Collomb (également maire de Lyon) et François Rebsamen qui avaient apporté leur soutien à Georges Frêche. «La possibilité de cette réconciliation dépend de l’attitude de ces socialistes pendant la campagne notamment la possibilité d’ouvrir leurs Fédérations à Hélène Mandroux», explique un membre de la direction. Selon un autre, proche de Martine Aubry, «c’est le véritable retour d’une direction politique. C’était la patronne. C’était indispensable avant la nouvelle phase des primaires».

En revanche, les alliés de Frêche ne décolèrent pas : René Andrieu, premier fédéral de l’Aude, visé par la sanction, a lancé : «C’est une décision inique pas adaptée à la situation.» «Nous avons respecté scrupuleusement les statuts. C’est au niveau national qu’ils ont été transgressés», s’est-il emporté, avant de reconnaître que la mission était chargée «d’examiner le cas de chaque fédération» et de «renouer les liens avec le parti».

Pour Jacques Bascou, maire de Narbonne, cette décision «sans surprise», «ne change rien fondamentalement». «On est en campagne depuis trois semaines» sur les listes sous la houlette de Frêche.

A l’adresse de Gérard Collomb absent du BN pour cause de soutien de Frêche sur le terrain, Lamy a averti: «un membre du BN doit venir dire au BN ce qu’il a à dire». Avant la réunion, plusieurs ténors avaient prôné l’apaisement tout en maintenant leur refus d’une exclusion des camarades du Sud, comme Bruno Le Roux. «Plus la décision sera disciplinaire, plus elle servira Georges Frêche», avait averti Pierre Moscovici.


(Source AFP)

Par Georges Maurice - Publié dans : Régionales 2010
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 16:36
herve sur figaro

Hervé Morin s’est vu reprocher par François Fillon ses déclarations sur l’alliance de son parti avec l’UMP.

Pour leur campagne régionale, l’UMP et ses alliés ont adopté huit engagements nationaux.


Le recadrage a été «musclé». Mercredi, lors de la réunion du comité de la majorité, François Fillon a reproché à Hervé Morin d’avoir prédit, au cours d’un déjeuner avec des journalistes, que «les régionales allaient démontrer que l’union ne suffit pas pour gagner». Le premier ministre ne voit pas d’inconvénient à ce que le président du Nouveau Centre ait «une ambition pour son parti après le 21 mars», mais il juge pour le moins contre-productif qu’il l’exprime avant le deuxième tour des régionales.

«En période de turbulences, il faut rester unis !», lui a-t-il lancé. Xavier Bertrand, qui n’était pas là lors de ce rappel à l’ordre, en a remis une couche à son arrivée. Le secrétaire général avait bravé la colère de ses troupes en imposant une forte représentation du Nouveau Centre sur les listes de la majorité. «La majorité unie est un atout. Nous allons faire la démonstration que l’union est intéressante pour tout le monde», répète-t-il à l’envi aux cadres et militants de l’UMP pour justifier la place faite aux alliés. Il n’a donc pas apprécié qu’Hervé Morin s’interroge dès à présent sur l’opportunité de poursuivre la stratégie d’union aux cantonales et aux sénatoriales de 2011.

Des meetings communs

Tous les membres du comité de la majorité sont cependant tombés d’accord pour estimer qu’il fallait trouver un moyen de «faire vivre davantage» ses différentes sensibilités… après les régionales. D’ici là, François Fillon a exhorté l’UMP et ses alliés à «passer à une phase plus active de la campagne» en tenant des meetings communs pour soutenir «l’action réformatrice» de l’exécutif.

Au cours de cette même réunion, l’UMP et ses alliés se sont aussi mis d’accord pour résumer les programmes de leurs candidats aux régionales sous la forme de huit «engagements» nationaux. Le premier proclame la «priorité à l’emploi» et assure que la région «mobilisera les moyens» nécessaires pour que chaque entreprise implantée sur son territoire prenne «au moins un apprenti». Le second garantit «zéro impôt supplémentaire» pendant la prochaine mandature. Le troisième promet que «100 % des gares et des abords des lycées seront placés sous vidéoprotection». Les cinq engagements suivants concernent les transports, avec la création d’une «carte mobilité» régionale unique pour tous les modes de transports qui fonctionnent par abonnement, la «croissance verte», grâce notamment à la promotion de la voiture électrique, la lutte contre la désertification médicale, par la création de «maisons de médecins», l’aide aux économies d’énergie pour le logement et, enfin, le développement économique, chaque région se dotant de son propre «plan de croissance».

En commentant ces engagements, Xavier Bertrand a insisté sur la vidéosurveillance, expliquant que la majorité devait «mettre le paquet sur la sécurité». Selon le secrétaire général de l’UMP, c’est un domaine où elle peut se montrer «offensive», alors qu’en matière d’imposition la «folie fiscale» des présidents socialistes sortants ne lui laisse pas d’autre choix qu’une posture «défensive». Il a aussi justifié la priorité accordée à l’emploi en rappelant que la question arrivait «en tête des préoccupations des Français», même si les réponses des politiques les laissent sceptiques. «On ne gagnera pas des voix sur l’emploi, mais on en perdra si on n’en parle pas», a-t-il expliqué en substance

Source:Le Figaro

Par Georges Maurice - Publié dans : Régionales 2010
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 11:14

Marianne publie cette semaine une enquête sur le calvaire des enseignants, revenu dans l'actualité à cause de plusieurs agressions récentes dans des collèges ou des lycées. Notre ami Jean-Paul Brighelli se penche à son tour sur le sujet. Et propose des solutions

C’est entendu : nous vivons dans une société violente, et l’école, partie prenante, n’y échappe pas…

C’est l’exemple-type d’idée reçue qu’il faut d’urgence réexaminer. Si la prémisse est évidente (elle l’est même tellement qu’elle confine au truisme : quelle société n’est pas, ou ne fut pas, violente ?), la conclusion qu’on en tire ces jours-ci n’en découle pas naturellement. Les blousons noirs des années 1960 n’étaient pas des enfants de chœur — mais ils étaient fort respectueux, en classe. Les apaches des années 1930 n’étaient pas tendres — mais ils ne mouftaient pas, en cours, quand ils y allaient. Leurs enfants non plus — ils se seraient d’ailleurs fait corriger doublement par leurs voyous de parents s’ils avaient osé manquer de respect à la maîtresse ou au professeur…

Aujourd’hui, les gosses des familles les plus aisées eux-mêmes, pour ne pas en rester à ceux qui sont entrés en rupture de ban, se sentent fort peu contraints par les règlements intérieurs de nombre d’établissements. Il faut dire que lesdits règlements ne règlent pas grand-chose, tant le laxisme est devenu doctrine d’Etat.

Pas partout cependant : c’est bien la preuve que si l’on veut, on peut, même dans des quartiers réputés difficiles.

Alors, certes, la violence des jeunes est le reflet de celle des adultes…

Est-ce bien sûr ? Les plus extrémistes des pédagogues — les « désobéisseurs », par exemple — postuleraient sans doute que l’institution génère par nature de la violence. Comment ? Vouloir leur faire apprendre par cœur l’alphabet et les tables de multiplication ? Offense impardonnable aux droits imprescriptibles de l’enfant à construire lui-même ses propres savoirs, à être heureux tout de suite, à se développer sans contrainte, comme une mauvaise herbe…

S’obstiner à lui faire avaler des savoirs et des savoir-faire, alors qu’il suffit de développer ses savoir-être (et, depuis quelque temps, son savoir-devenir, que Valérie Pécresse voudrait mieux évalué à l’entrée des grandes écoles, officines impitoyables de reproduction sociale, comme chacun sait) pour qu’il grandisse harmonieusement, comme un insecte nuisible, quelle violence ! Quelle barbarie ! Quelle « reproduction », disent les sous-Bourdieu de service…

Vaines plaisanteries : la violence des jeunes diffère de celle des adultes en ceci qu’elle est primitive, et non secondaire. Elle est instinct de prédation — naturelle en quelque sorte , diront les écolos quand ils seront arrivés au pouvoir. La violence adulte peut s’expliquer dans le schéma action / réaction. Celle des jeunes n’a pas besoin de provocation : c’est justement tout l’objectif de l’éducation et de l’instruction de contrarier la nature — de faire des enfants des êtres de culture.

De ce point de vue, on ne les a pas trop malmenés, ces dernières années. Je n’en veux pour preuve que l’état dans lequel ils arrivent, justement, en classes prépas : l’écart entre ce qu’ils sont supposés savoir pour s’adapter à un milieu qui a maintenu grosso modo ses exigences et ce qu’on leur a demandé pour passer le Bac se creuse chaque année. Ils mettaient autrefois trois mois pour se hisser au niveau de ce qu’on leur demande. Aujourd’hui, il leur faut une année entière. Et trois ans, majoritairement, pour parvenir à intégrer une (vraie) grande école.

Hors prépas, comme chacun sait (en fac, par exemple), on s’est contenté de baisser le niveau d’exigence. Ça n’a fait aucun bien aux 50% de nouveaux bacheliers qui s’y risquent — il s’y étalent à grands fracas. 40% en première année, plus de 50% sur deux ans (et 97% quand ils arrivent de Bac pro…). Et encore, chacun sait que les universités forcent les notes pour garder le maximum d’étudiants, puisqu’elles reçoivent une allocation pour chacun d’eux — ils ne sont plus chair à canons, mais fonds de roulement…

Oui, la première violence est institutionnelle. Moins on leur en donne, plus la frustration augmente. Moins ils ont les mots pour le dire, plus le geste part rapidement — ou l’insulte, qui se cantonne dans des marges lexicales étroites, tous les enseignants régulièrement traités de putes ou de fils de pute (variante sophistiquée : « Va niquer ta mère la pute » — voir la Journée de la jupe (1)) peuvent en témoigner. « God damn your bloody eyes », suppose que l’on étudie Shakespeare, et non le Sun. Quant à traiter son prof d’anacoluthe, cela implique que l’on persiste à lire Tintin, et non des mangas muets…

Et qu’on ait appris ce qu’est une anacoluthe.

80 000 agressions par an

• Les médias contre l'université?

La violence seconde, si l’on veut bien y réfléchir un instant, c’est le laxisme. Les gosses testent les adultes en permanence — dès le berceau. Autorisez-leur le doigt, ils y mettront le poing. Or, que fait l’administration, lorsqu’un enseignant se plaint d’un élève, ou choisit de le renvoyer de cours ? C’est le prof qu’elle met en cause — « vous ne savez pas tenir vos classes, et d’ailleurs, ce que vous faites les intéresse-t-il ? » Que dit l’administration, lorsqu’on veut infliger une sanction ? Qu’il faut discuter, négocier, transiger. Que propose-t-elle, lorsqu’on se retrouve, après une vraie agression (80 000 par an, dernière statistique disponible — après, on a cassé le thermomètre pour éviter d’avoir la fièvre…) devant un conseil de discipline ? Ma foi, elle constitue une majorité toujours laxiste avec ses propres représentants, ceux des élèves et des parents, et Kevin Monchéri est acquitté sous les acclamations. Ou viré trois jours — trois jours de vacances et de petit commerce, qui ont si bon goût que l’heureux bénéficiaire recommencera dès son retour… Quand bien même il serait exclu définitivement, l’obligation faite à l’administration de l’inscrire quelque part l’amène à l’imposer à un autre établissement, qu’il bordélisera avec la même réussite… Il y a ainsi des gosses que l'on se passe comme une patate chaude, d'année en année, de collège en collège (2)…

De temps en temps, ça dérape sérieusement. Un doigt — le bras : on tue, on viole, on massacre. Des éléments incontrôlés entrent comme dans un moulin dans des établissements construits par des architectes utopistes qui ont voulu faire des patios par peur des lycées-casernes —, et démolissent un(e) élève. Ou plusieurs. Médias, affolement, droit de retrait (les enseignants ont raison, mais ça n’arrange rien), gesticulation ministérielle, montée en ligne du recteur qui promet trois postes de surveillant pour surveiller quarante hectares et 2000 élèves…

Et comme dit excellemment Natacha Polony (3) : créer des postes de surveillants n’y fera rien, sur le fond. Que l’on en reste au ratio actuel (un surveillant face à douze équipes de foot, comme elle le rappelle opportunément) ou qu’on le modifie (onze équipes de foot ?…), quelle différence ?

Osons les solutions et la tolérance zéro

C’est le rapport tout entier aux adultes et à l’institution qu’il faut modifier. Alors, osons quelques propositions de bon sens — la chose au monde la moins partagée — dans l’ordre croissant de complexité :

les téléphones portables peuvent servir à enregistrer / diffuser des scènes de violence et de provocation ? Interdisons les portables dans l’enceinte des établissements. En cas d’infraction, confisquons-les, avec obligation aux élèves de se faire accompagner de leurs parents pour les récupérer. C’est déjà le cas dans un certain nombre d’établissements : ce qui est possible là ne le serait pas ailleurs ? Allons donc !

Les élèves doivent présenter un carnet de correspondance ou une carte à l’entrée des établissements — et l’entrée doit leur être refusée s’ils ne l’ont pas. Dans le même ordre d’idées, des adultes (concierges, surveillant, et surtout personnels de direction) doivent chaque matin être à l’entrée des élèves — ne serait-ce que pour leur faire comprendre qu’ils entrent dans un autre système qui a ses règles et ses pontifes;

nous manquons de surveillants ? Embauchons-en — à ceci près que ce ne sont pas des étudiants surmenés et à temps partiel qu’il faut utiliser, ni des « grands frères » dont l’activité principale consistera à imposer l’observance de tel ou tel précepte aux petits. Non ce sont des adultes, des vrais adultes, qu’il faut mettre en face des enfants. Pas des copains. Nous avons pléthore de quinquagénaires en recherche (désespérée, parfois) d’emploi ? Recrutons-les prioritairement, ils seront bien plus à l’aise, face aux jeunes, que… des jeunes;

un élève perturbe gravement un cours ? C’est à l’administration à le prendre en charge — pour le bien collectif. Un élève perturbe gravement un établissement ? Non seulement il faut le virer, mais ne pas le réinscrire dans un établissement qu’il contaminera tout aussitôt : il faut recréer d’urgence des structures adaptées;

des petits morveux crânent en classe parce qu’ils savent que leurs parents interviendront ? Interdisons à nouveau aux parents d’entrer dans les établissements scolaires. Fermons-leur les conseils de classe, de discipline et d’administration (franchement, en quoi y sont-ils compétents ?). Après tout, les parents entrent-ils dans les hôpitaux pour suggérer aux médecins les soins que réclame leur progéniture ?

Si nécessaire, indexons le comportement des voyous sur les prestations sociales dont bénéficient leurs parents. Le facteur économique étant déterminant en dernière instance;

il peut arriver qu’un élève se dissipe (un joli euphémisme, tiens !) parce qu’il a l’impression de ne rien avoir à faire dans un cursus généraliste de longue durée. Eh bien, consentons une fois pour toutes à repenser le collège unique, qui nous fait entretenir des dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté — et qui fourniront le gros du bataillon de 140 000 gamins qui sortent du système scolaire fin troisième sans rien dans la tête, ni dans les mains;

c’est tout l’établissement qui est gangrené par la violence, parce qu’un utopiste fou a pensé intelligent de construire un ghetto scolaire à l’intérieur d’un ghetto social ? Ce n’est certes pas en le repeignant qu’on améliorera la situation. Puisqu’il est financièrement pas plus onéreux de le reconstruire (ailleurs, si possible) que de le réhabiliter, n’hésitons pas — construisons-le ailleurs, et dispersons les mauvais sujets. Et réaménageons l’espace intérieur – une estrade, parfois, cela suffit à faire la différence, tant il est vrai que l’enseignement est un art du spectacle;

trop d’enfants ont un rapport déficient à la langue, parce que leur environnement familial n’a pas eu accès lui-même à la langue et à la culture de l’école — c’est-à-dire celles de la bourgeoisie ? Construisons vraiment ces « internats d’excellence » dont parlait jadis un certain candidat à la présidence dont je crois bien qu’il s’appelait Sarkozy. Inutile de nous bercer d’illusions : face au poids familial, face aux contraintes environnementales, l’école ne peut pas tout;

Et de façon générale, instaurons la tolérance zéro.

Pour commencer.

Dans un second temps, nous nous occuperons des programmes — parce qu’il ne sert à rien de disposer d’un arsenal répressif si nous ne proposons pas, dans le même temps, une vraie formation, une vraie instruction, un vrai apprentissage — une vraie transmission.

Source: Marianne

Par Georges Maurice - Publié dans : Actualité nationale
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 08:18

 Politique surprises !

C'est promis. Le candidat "centriste" Arnaud Lafon dira au soir du premier tour des régionales ce qu'il entend faire au second. En attendant, il demande aux électeurs de voter pour lui avant de découvrir le dimanche 14 mars en rentrant à la maison s'ils ont élu un allié du PS, un allié d'Europe Écologie ou un Modem qui ne fusionne avec personne.

Ainsi le bonneteau peut aussi se jouer avec des bulletins de vote en guise de cartes que l'on retourne.

Le jeu n'est toutefois ouvert qu'à demi. «Il est exclu de pratiquer une quelconque alliance avec les extrêmes», précise les communiquants du candidat. Lesquels indiquent encore qu'une fusion de liste avec l'UMP de Brigitte Barèges est tout aussi «exclue»

Des «discussions» seraient en revanche en cours avec les éventuels autres partenaires. Avec le PS et avec les écologistes ou seulement l'un ou l'autre? Mystère, le Modem choisit de ne pas répondre.

Il n'y a pas que des joueurs de bonneteau chez les "centristes", il y a aussi des inspecteurs Moutarde.

Mais en rester là reviendrait à enfermer les amis de François Bayrou dans la cour électorale des petits. Le jeune maire de Castanet Tolosan, Arnaud Lafon (34 ans) préfère envisager ne pas être tenu de fusionner avec quiconque pour exister. Son ambition affichée est de passer la barre des 10% au premier tour et ainsi de se maintenir dans la compétition.

«Nous sommes irrésistiblement indépendants», développe leur leader toulousain, Jean-Luc Forget. Lequel, en toute indépendance, avait fait alliance avec l'UMP Jean-Luc Moudenc entre les deux tours des municipales toulousaines de 2008.

Le candidat Arnaud Lafon semble rejeter cette sorte d'hypothèse. Si, selon lui, le Capitole est passé à gauche après 37 ans de municipalité au centre, c'est justement parce que l'équipe sortante se serait faite un peu trop sarkozyste...

Sûr, à ce jour de la campagne, d'atteindre un score satisfaisant, le chef de file régional du Modem n'est pas pressé non plus de se rapprocher du PS ni d'Europe Écologie dont le leader serait «sur une logique de gauche» et donc sur «une voie de garage».

Á moins de 10% des voix le 14 mars au soir, le garage en question deviendrait-il soudain plus accueillant?

GLv.

Par Georges Maurice - Publié dans : Régionales 2010
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 07:10

 r pandraud








Charles Pasqua a raconté jeudi combien il était "pratiquement inséparable" de Robert Pandraud, mort jeudi , les deux hommes étant surnommés "Starsky et Hutch" du nom de deux héros policiers de série télévisée américaine. "Nous étions pratiquement inséparables", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur au micro d'Europe 1, en rendant hommage à celui qui avait été son ministre délégué à la Sécurité. "Nous étions complémentaires.J'étais plus politique, il était plus technicien", a-t-il ajouté. "Le souvenir le plus vivace, c'est la façon dont nous étions accueillis par les militants. Quand nous arrivions, les gens se mettaient à crier voilà Starsky et Hutch ", a relaté l'ancien ministre.

Nous"avons fait des choses qui étaient loin d'être anodines", a rappelé Charles Pasqua, évoquant l'arrestation (en 1987) des membres du mouvement armé d'extrême gauche Action directe. Les deux hommes s'étaient"retrouvés autour d'un whisky bien tassé" dans l'attente des nouvelles de l'assaut par la police, s'est souvenu Charles Pasqua, "en se disant, pourvu qu'il n'y ait pas de gens de chez nous qui soient tués , puis finalement, cela s'est très bien passé", a-t-il ajouté.

"Tristesse et émotion"

Dans un communiqué, dans lequel il fait part de sa "tristesse et de son émotion", le sénateur des Hauts-de-Seine revient sur la mort du jeune Malik Oussekine durant les manifestations lycéennes et étudiantes de1986. "Le drame de la mort du jeune Malik Oussekine nous a profondément marqués. Lui comme moi avions, avant ce tragique événement, suggéré aux ministres concernés (René Monory, ministre de
l 'Education et Alain Devaquet, ministre délégué à l'Enseignement supérieur, ndlr) de retirer le projet de loi qui avait provoqué la colère étudiante", dit-il.

"Malgré nos recommandations, ce ne fut fait qu'après que l'irréparable ait eu lieu", poursuit Charles Pasqua, enaffirmant qu'il gardera de Robert Pandraud "le souvenir d'un patriote, d'un homme solide et courageux, un exemple pour les générations futures".


Source : AFP

Par Georges Maurice - Publié dans : Actualité nationale
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La démobilisation de l’électorat mobile, principalement des
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Le PS s’est endormi sur ses

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Un tel degré de déconnection entre ce qui fait concrètement l’élection et ce pourquoi nous élisons théoriquement des élus, est terriblement préjudiciable à la démocratie. Toutes les dérives deviennent possibles lorsqu’un groupe social en arrive à se sentir propriétaire du pouvoir et des institutions : clientélisme, conservatisme, paresse intellectuelle, mais aussi – et c’est plus grave – pouvoir personnel confinant à un retour insidieux du féodalisme sur nos territoires.





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