Elie Arié -
Médecin
Alors que les revenus des dirigeants des grandes entreprises ou encore des footballeurs se comptent par millions d'euros, de tels avantages ne sont pas acceptés pour les hommes politiques. Selon
Elie Arié, cela serait dû à une désillusion de l'opinion publique face à l'impuissance du politique.
•
La crise, révélateur de lâcheté politique
Un des thèmes qui revient de plus en plus souvent, dans l’opinion publique, est celui du discours moralisateur sur le train de vie des hommes politiques, leur cynisme, leurs ambitions, et leurs
malhonnêtetés financières ; il faut donc nous interroger sur le sens de ce discours, qui, comme tout discours moralisateur, signifie toujours autre chose que ce qu’il dit.
Les avantages financiers du pouvoir sont aujourd’hui dérisoires par rapport à ceux des dirigeants des grandes entreprises, voire des footballeurs; pourtant, à de rares exceptions près, le pouvoir a toujours été source de profits, et beaucoup plus dans le passé qu’aujourd’hui : personne ne nie les services rendus au pays par un Colbert ou un Talleyrand, en dépit de l’immense fortune qu’ils ont accumulées au passage ; en fait, pendant longtemps, le sentiment général a été qu’ « un bon Ministre, ça n’a pas de prix ».
Il me semble que ce qui était accepté dans le passé ne l’est plus aujourd’hui, parce que la population a l’impression que ces avantages ne sont contrebalancés par aucun service rendu : le politique national est désormais perçu (sans doute à tort) comme dépourvu de toute marge d’action, face aux contraintes économiques de la mondialisation, à sa délégation de pouvoirs à l’Union Européenne d’une part, aux Régions de l’autre : on a mal mesuré les effets ravageurs du « contre le chômage, on a tout essayé », de Mitterrand ; face à l’impuissance politique, tout avantage autrefois toléré est désormais perçu comme injustifié.
Il en va de même pour l’étonnant reproche fait à l’ « ambition des politiques »…Comme si le pouvoir, de tout temps, avait pu être conquis autrement que de haute lutte ! Là encore, dès l’instant où cette lutte pour le pouvoir est perçue comme une lutte pour des postes désormais dépourvus de pouvoirs réels, elle apparaît comme une fin uniquement personnelle, et non comme un moyen de rendre des services au pays.
Cette « mort des idéologies » a été indiscutablement avalisée par la politique de débauchages individuels de Nicolas Sarkozy, puis de Ségolène Royal, qui semblent avoir rompu une digue morale: il est désormais banal de voir des politiques tenter leur chance dans un parti, et, en cas d’échec, passer à un autre: le PS, la « majorité présidentielle », les Verts, le MoDem, etc., ne sont que des tremplins qu’un nombre croissant de politiques utilisent pour leur « plan de carrière », comme un cadre le fait avec les entreprises ou un footballeur avec les clubs : le « mercato » politique de places éligibles n’a jamais été aussi actif qu’à ces Régionales, et ce n’est sans doute qu’un début.
Mais le plus frappant est la discordance entre le discours des citoyens et leurs pratiques électorales.
Rappelons d’abord cette règle qui n’est démentie par aucune exception : tous les politiques mis en examen ou condamnés par la Justice ont toujours été réélus : les électeurs choisissent dans l’isoloir ceux qu’ils condamnent au comptoir du bistrot (ou dans les commentaires des articles de Marianne2.fr…). Par contre, face aux multiples propositions de limitation de mandats, par cumul simultané ou dans le temps, je n’ai jamais vu la seule proposition qui vaille, à mes yeux, et qui soit susceptible de modifier les comportements : l’inéligibilité à vie de tout élu condamné pour malversations financières avec de l’argent public.
Notre classe politique est le reflet exact des mentalités de notre société : à citoyens désabusés, politiques cyniques (« puisqu’ils s’en foutent, on
serait bien bêtes de se gêner »…) ; on n’imagine plus, aujourd’hui, un homme politique se suicidant, comme Roger Salengro, parce que son honnêteté est mise en doute, fût-ce à tort ; et le
discours moralisateur d’une partie de l’opinion n’est qu’un processus hypocrite -comme tout discours moralisateur- d’auto-protection psychologique bien connu : « je les condamne pour entretenir
vis-à-vis de moi-même l’illusion que je suis différent et que je ne mange pas de ce pain-là : ce n’est pas moi qui réélis les politiques condamnés, ce n’est pas moi qui achète les revues titrant
en gros caractères sur la façon d’échapper à l’impôt, ce n’est pas moi qui aurais un compte en Suisse si j’en avais les moyens, ce n’est pas moi qui accepterais un parachute en or immérité si on
m’en offrait un ».
Source: Marianne 2

La droite compte sur le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli pour s'emparer de la région Centre, considérée comme "jouable" après 12 ans de gestion socialiste qui la laisse, selon la tête
de liste UMP, sans identité, sans projet et sans leader.
"La région Centre n'existe pas. Je veux lui redonner des couleurs", répète à l'envi depuis trois mois le candidat de la droite, qui accueillera mardi Nicolas Sarkozy dans le Loir-et-Cher, pour une visite consacrée à la ruralité.
Ancien député d'Indre-et-Loire, maire de Richelieu, Hervé Novelli assure s'être engagé dans cette élection "par amour de sa région", un territoire aussi vaste que la Belgique et mal identifié par les Français.
"Le Centre souffre d'un manque de projets ambitieux et de leader", ajoute-t-il, en référence à son adversaire principal, l'actuel président François Bonneau (Parti socialiste), le moins connu des 22 présidents de régions métropolitaines, selon une enquête parue en décembre.
"Je suis à la présidence depuis un peu plus de deux ans seulement et je n'ai jamais conduit une campagne des régionales", se défend le chef de file de la liste PS, qui avait succédé à Michel Sapin en 2007, démissionnaire pour cumul des mandats après les législatives.
Conscient de son déficit de notoriété face au secrétaire d'Etat, François Bonneau, 57 ans, conseiller municipal à Montargis (Loiret), tente d'améliorer son image en labourant le terrain sans relâche.
"Pendant six ans, nous avons bossé et obtenu des résultats", martèle-t-il. Et il ajoute en souriant: "Depuis ce fameux sondage (sur sa notoriété), un intérêt fort s'est manifesté pour la région et son président !".
"Je veux faire mieux", répond Hervé Novelli, 61 ans, qui fut conseiller régional avant d'entrer au gouvernement. Il quittera son ministère s'il est élu.
Les thèmes de campagne des deux candidats sont sensiblement les mêmes: emploi, formation, santé, environnement.
A l'inverse de 2004, la gauche, malgré les efforts de rassemblement de la tête de liste PS, partira en ordre dispersé au premier tour, éclatée entre les socialistes, Europe Ecologie, le Front de gauche, le NPA et Lutte ouvrière. François Bonneau entend cependant réussir l'union au deuxième tour.
Reste l'inconnu du MoDem, qui espère franchir la barre des 10%.
"Je lui souhaite bon courage", ironise le candidat UMP qui a réussi non sans grogne à établir "une liste de rassemblement", avec le Nouveau Centre et des représentants de la société civile.
"Encouragé" par un sondage qui le place en tête à l'issue du premier tour, Hervé Novelli sait cependant que la partie s'annonce difficile.
Contrairement à son adversaire, il n'aura guère de réserve de voix au deuxième tour. Il espère que la scission du Front national (deux listes) lui évitera une triangulaire comme celle qui avait permis en 2004 à la gauche de rester au pouvoir. Michel Sapin avait été élu avec 49,15% des voix, devant le candidat de droite Serge Vinçon, 34,29%.
Avec quatre départements sur six ancrés à droite, la région, plus favorable à la gauche dans ses territoires du sud, balance entre les deux tendances.
Aux dernières élections européennes, l'UMP avait obtenu 29,40%, le Parti socialiste et Europe Ecologie 29,85% à eux deux.
Source: AFP
Je me permets de sortir de ma réserve et attirer l'attention sur la représentation du Nouveau centre sur la liste « Majorité présidentielle »,sur
laquelle nous avons obtenus que deux places, alors que les accords conclus au niveau national prévoyaient notre participation sur les listes de ces régionales à 20%, nous sommes encore loin du
compte !
Cette sous-représentation du mouvement centriste, allier de L'UMP est d'autant plus préjudiciable que le Modem, aux abois à trouvé la parade afin de sauver les meubles en inventant une «chimère»
en baptisant sa liste «Bretagne au centre» au risque de semer la confusion auprès des électeurs non initiés aux subtilités du langage
politique.
La place donnée à la 8éme circonscription du Finistère sur la liste « majorité présidentielle » n'est pas représentative de son importance dans le département ,et l'absence du Nouveau Centre dans
celle-ci ouvre un boulevard à nos adversaires qui sont largement représentés.
Toutes ses raisons me pousse en tant que délégué du Nouveau Centre à confirmer ma candidature à la candidature de cette élection régionale afin de faire exister une
participation offensive de mon parti et plus largement défendre les intérêts de la majorité présidentielle.
Georges Maurice.
Délégué Nouveau Centre. Concarneau-Quimperlé
4 février 2010
À la perspective des régionales, le MoDem finistérien se met à tanguer dangereusement. En janvier, son ancien président départemental, André Lesven
(maire de Plouguerneau), lassé de se voir contesté en interne, en claquait la porte. Nouvel épisode, hier, avec la démission de l'ancien maire de Plouzané, YvesPagès, et une menace du Guipavasien
Emmanuel Morucci de lui emboîter le pas. En cause, la place de nº2 sur la liste départementale que conduira la Quimpéroise IsabelleLe Bal, place d'autant plus sensible que la liste en question ne
peut guère espérer plus de deux élus dans l'assemblée régionale qui sortira du scrutin de mars. Selon nos informations, IsabelleLe Bal avait proposé que cette deuxième place revienne à Emmanuel
Morucci, mais les instances parisiennes du MoDem lui ont préféré le Quimperlois ErwanBalanant. Les choses semblent d'ailleurs bien calées puisque les adhérents centristes avaient jusqu'à hier
soir pour approuver, par vote électronique, le binôme LeBal-Balanant, sans pouvoir se prononcer sur les autres candidats à cette deuxième place sur la liste (au rang desquels EmmanuelMorucci et
Yves Pagès). «On parle beaucoup de démocratie au MoDem, mais on ne l'applique pas beaucoup», déplorait, hier (sous couvert d'anonymat), un cadre du parti, dénonçant «l'autoritarisme de François
Bayrou».
Patrice Le Berre
Source

Les
blogs de campagne
de
François Sauvadet
et de
Valérie Létard
Droits numériques

Bernadette Malgorn

Les écolos c'est comme les
pastèques
Vert à l'extérieur
et
rouge à l'intérieur
«Un ticket de métro, euh, moi je me réfère plutôt au carnet, c'est 15 euros», s'est hasardé Jean-Paul Huchon, qui est aussi président du syndicat des transports d'IdF (Stif).
«Raté», a répondu la présentatrice, avant de préciser qu'un carnet de 10 tickets, coûte 11,60 euros.
Derniers Commentaires