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Le blog de Georges Maurice
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Yvan Lachaud, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, salue la détermination du Premier ministre qui a pris l’initiative courageuse
de proposer un plan pluriannuel ambitieux pour poursuivre la lutte contre les déficits publics.
Dès septembre 2011 et la présentation du Projet de Loi de Finances pour 2012, les députés centristes avaient alerté le gouvernement sur le caractère
optimiste d’une hypothèse de croissance de 1,75% et avaient jugé beaucoup plus réaliste une hypothèse de 1,2%. Je me félicite que le Premier ministre ait retenu notre analyse en révisant
aujourd’hui ce taux à la baisse : la France a besoin d’entendre un discours de vérité et de responsabilité tel que celui tenu ce matin.
La crise majeure que traversent la France et l’Europe exige des responsables politiques qu’ils aient le courage, à l’image de Nicolas Sarkozy et de
François Fillon, de lutter sans relâche contre l’endettement public. Aujourd’hui, de fait, seule l’actuelle majorité présidentielle est en mesure de préserver le triple A de la France pour éviter
un alourdissement de la dette qui pénaliserait les Français les plus modestes et les générations futures.
Les centristes soutiennent donc pleinement le gouvernement dans ses efforts pour proposer aux Français un plan équilibré entre mesures d’économies
nouvelles et recettes nouvelles, en particulier la proposition de relever le taux de TVA de 5,5 % à 7% sur les produits finis, à l’exception des produits de première nécessité. Lorsque dans des
périodes difficiles des efforts sont nécessaires, ils ne peuvent en effet être compris et acceptés que s’ils sont justes, équitables et proportionnés aux revenus de chacun.
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Le député du Nouveau centre Philippe Vigier a déposé jeudi 3 novembre à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à garantir un accès
équitable aux soins médicaux sur l'ensemble du territoire.
Constatant que si "le nombre de médecins n'a jamais été aussi important", "les inégalités d'accès aux soins s'accroissent" en France, le député
d'Eure-et-Loir a déposé une proposition de loi (PPL), soutenue par plus de 50 députés de la majorité et visant à "l'existence d'une offre de soins à 30 minutes maximum de son
domicile".
Citant une étude de la Dress (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), M. Vigier souligne que, d'ici 2019, le nombre
de médecins devrait chuter avec 188 000 praticiens en exercice, soit 10 % de moins qu'en 2006.
Il donne également de nombreux exemples des "disparités géographiques" qui vont en s'accroissant. La même étude de la Dress prévoit ainsi une diminution
d'ici 2030 de 25,1 % du nombre de médecins exerçant en zone rurale et de 10,5 % dans les zones périurbaines.
QUATRE MESURES PROPOSÉES
Pour lutter contre la désertification, il prône quatre mesures : remplacer le concours de l'internat national par un système régional ; prévoir qu'au
cours de leurs années d'internat, les étudiants en médecine passent un an dans les zones souffrant de désertification médicale ; prévoir qu'à l'issue de leur formation, les médecins exercent
obligatoirement pendant trois ans dans un secteur géographique doté d'un nombre insuffisant de praticiens ; interdire l'installation de nouveaux médecins dans les zones déjà
surdotées.
Une centaine de députés de la majorité avaient déjà déposé le mois dernier une proposition de résolution demandant "que la lutte contre la
désertification médicale soit une priorité nationale". Ce texte avait été rédigé à l'initiative de la députée non inscrite Véronique Besse - proche de Philippe de Villiers - qui soutient
aujourd'hui la PPL de Philippe Vigier.
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Charles de Courson
Devant le nouveau coup de tonnerre provoqué par la décision du gouvernement grec de soumettre son plan de sauvetage de la semaine dernière à référendum, le Nouveau Centre, par la voix de ses porte-parole, Jean-Marie Cavada et Philippe Vigier et de Charles de Courson, Député Nouveau Centre de la Marne et Vice-Président de la Commission des finances appelle les dirigeants politiques européens de premier plan, et les grandes formations politiques démocratiques, à un ultime sursaut.
Cà n’est pas la décision d’un référendum populaire qui est en soit critiquable, c’est la tricherie du gouvernement d’Athènes totalement discrédité dans l’opinion, qui se devait d’avertir les participants au sommet des 17 de la zone euro jeudi 27 octobre, de son intention de consulter la population grecque. Mais si les risques d’explosion monétaire dépassent désormais le seul cadre européen pour atteindre les rives des Etats-Unis et de l’Asie, c’est bien en Europe que se situe l’épicentre de cette crise sans précédent depuis les ruines de la deuxième guerre mondiale. Il y a 2 ans l’Irlande, puis l’Espagne et le Portugal, puis la Grèce, puis la suspicion sur l’Italie, puis les regards obliques des agences de notation sur la France posent trois questions drastiques qui laissent bien loin derrière nous la seule question de l’insolvabilité grecque.
D’abord les Etats européens du sud et certains d’Europe central peuvent-ils continuer à parler de réduction de l’endettement, alors que certains d’entre
eux ne réduisent qu’à la marge leur insupportable train de vie ? Les Etats européens qui compriment drastiquement leurs dépenses pourront-ils tenir économiquement ce périlleux déséquilibre sans
croissance et sans investissement de relance ? Et enfin, la plupart des Etats européens (à l’exception provisoire de l’Allemagne) pourront-ils supporter longtemps les coups de canon que leur
envoie la spéculation financière mondiale, si cette spéculation n’est pas cassée brutalement par une décision politique historique : si l’Europe a une monnaie, alors elle doit avoir une fois pour
toute un Gouvernement fédéral de cette monnaie, c’est à dire de son économie, de ses finances, et se doter d’un budget fédéral qui devrait pouvoir représenter jusqu’à 1/5e du budget général de la
zone euro. C’est une décision courageuse à prendre, mais elle engage les prochains mois de façon bien plus déterminante que toutes les élections possibles : les dirigeants européens, qu’ils
l’admettent ou non, sont face aux grondements de l’histoire, et les tergiversations de leurs lointains ainés des années 1930 devraient nous dispenser de tous les
faux-semblants.
Parmi ceux-ci, la question allemande. Aucun démocrate européen ne peut ignorer les causes de l’actuel refus allemand qui n’envisage pas encore de
concéder une partie importante de la conduite de son économie et de sa politique budgétaire par délégation à Bruxelles. La hantise allemande de l’inflation et de l’irresponsabilité financière lui
a couté cher au XXe siècle. Pour autant, le moment est venu de lui faire comprendre que l’Allemagne ne peut pas avoir de destin solitaire en Europe et encore moins dans la mondialisation. Elle
sait que ses cycles de prospérité économique de l’après deuxième guerre mondiale, ont été régulièrement interrompus par des crises profondes dont la dernière date des années 2000. Il faut
accepter les garde-fous et les contrôles drastiques que l’Allemagne réclame en contrepartie de son accord pour une souveraineté économique budgétaire et financière
fédérale.
De la même manière enfin les grandes formations politiques au pouvoir ou dans l’opposition à l’intérieur de la zone euro, doivent trouver un consensus
sur la maîtrise des dépenses publiques, la relance de la croissance et le soutien à des investissements productifs par delà même les échéances électorales. C’est maintenant que la construction
européenne franchira l’obstacle ou s’effondrera.
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Serez-vous candidat à la présidentielle de 2012 ?
Hervé Morin : Ma candidature ne fait aucun doute. La date et le lieu de l'annonce officielle sont fixés. Je vais d'abord l'inscrire dans mon parti, le
Nouveau Centre, avant de le faire au niveau de l'alliance centriste (Ares).
Cette décision est-elle mûrie de longue date ?
Elle était prise depuis plusieurs mois. Mais il y a eu le contexte lié à la candidature ou non de Jean-Louis Borloo au nom de l'alliance. Il était mieux
placé que moi pour la revendiquer. Aujourd'hui, je prends le risque d'affronter le suffrage universel. Je suis conscient que cela peut être très violent. Mais c'est la preuve qu'on est en vie et
que nous sommes capables de mettre en avant la crédibilité de nos propositions.
Certains, comme au MoDem, disent que vous retirerez votre candidature avant l'échéance...
J'ai travaillé dix ans avec François Bayrou. J'ai beaucoup appris de lui. Il n'est pas question que notre projet ne soit pas proposé ni entendu. On a
une sensibilité, une culture différente à faire valoir. Le Nouveau centre n'est pas soluble dans l'UMP. D'ailleurs, dans l'hypothèse d'un échec de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, j'imagine
mal l'UMP lui survivre.
En cas de succès, pourriez-vous faire un accord de gouvernement avec l'UMP que vous critiquez vertement ?
Un succès serait de pouvoir imposer nos propositions dans un accord de gouvernement. Et derrière d'avoir un groupe parlementaire capable d'avoir les
clés. On pourra se reparler avec l'UMP malgré les désaccords. De la même manière que ce qui se fait à gauche.
Recueilli par François TONNEAU
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