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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 15:46

Yvan Lachaud

 

 

Une partie de notre avenir s’est joué cette nuit à Bruxelles. L’accord obtenu au bout d’une longue nuit de négociations est capital pour l’Europe et le monde, mais son importance n’est peut-être pas totalement perçue par nos concitoyens.
Nous centristes, européens convaincus, ne pouvons que nous féliciter de voir qu’au pied du mur, le couple franco-allemand, ait su relever le défi en redevenant « leader » de l’Europe pour proposer le plan de sauvetage adopté cette nuit. Le XXème siècle a connu les grands couples franco-allemand moteurs de la construction européenne : de Gaulle - Adenauer, Giscard - Schmidt, Mitterrand – Kohl, il y a depuis aujourd’hui le couple Sarkozy – Merkel qui a proposé un chemin nouveau pour sortir de la crise. C’est lorsque l’essentiel est en jeu et face à l’Histoire que se révèlent les qualités des Hommes et des Femmes d’Etat. Il faut à ce titre saluer la vision politique et la compréhension des enjeux économiques du président de la République ; il a dans ce dossier mis ses qualités reconnues de volonté, de dynamisme et de détermination au service d’un engagement européen sans faille pour protéger la France de la crise qui nous menaçait.

Cette nuit, la crise de la dette grecque mais aussi le risque de contagion à d’autres pays – Italie, Espagne – a été endigué, grâce notamment à la décision d’augmenter dans un premier temps le Fonds Européen de Secours Financier pour les pays en difficultés (FESF) à plus de 1000 milliards d’Euros. Au terme de ces négociations, l’Italie elle-même a pris des engagements très stricts pour réduire sa dette et présenter un plan de croissance par la libéralisation de son économie. Résultat : ce matin, les places financières ont ouvert avec de fortes hausses, marquant ainsi le signe d’une confiance retrouvée…

La menace de la crise de la dette qui a plané ces derniers mois sur l’Europe, nous amène à tirer pour le débat présidentiel de 2012 deux enseignements au cœur du message centriste pour la campagne à venir :

- L’euro a été victime d’un vice de fabrication que nous avons toujours dénoncé : le manque criant d’une forte volonté politique pour le soutenir. Cette nuit, le moteur franco-allemand s’est remis en marche pour éviter le pire. Il faut donc maintenant passer la vitesse supérieure pour que le couple franco-allemand soit à l’initiative d’une Europe politique fédérale, capable de porter demain notre destin commun.
- Ce matin, nous tous, responsables politiques, avons le devoir de dire la vérité à nos concitoyens : notre pays, la France, ne peut plus se permettre de vivre au-dessus de ses moyens. Le risque de l’endettement excessif pèse avant tout sur les plus fragiles de notre société et sur les générations futures. Nous ne pouvons plus accepter le prix d’une irresponsabilité budgétaire, et si nous n’y prenons pas garde, la France ne sera pas à l’abri de connaître les difficultés de l’Italie. Dans cette campagne présidentielle, nous devons donc avancer des propositions pour concilier justice sociale et efficacité économique. Mais dans le même temps, nous dénoncerons sans relâche l’irresponsabilité de tous ceux qui proposent de raser gratis, de revenir sur la réforme des retraites ou de ré augmenter le nombre de fonctionnaires dans notre pays sans proposer le premier euro pour le financer.

Yvan Lachaud,
Président du groupe Nouveau Centre

Par Georges Maurice - Publié dans : Actualité nationale
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 16:23

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L'UMP soigne les radicaux, en espérant que Borloo finisse par se rallier à Sarkozy.

Jean-Louis Borloo se donne du temps avant d'annoncer quel candidat il soutiendra à la présidentielle. Jean-François Copé, qui devait dîner lundi soir avec lui, ne doute pas que, le moment venu, l'ancien ministre choisira Nicolas Sarkozy, mais il ne veut pas le brusquer. Borloo ne doit pas perdre la face - et sa popularité avec - en ralliant trop tôt le président. Les termes du futur accord restent à définir. Borloo n'est «plus candidat à rien» et refuse de commenter les rumeurs sur son éventuelle arrivée à Paris, dans la perspective des municipales de 2014. Mais, à l'UMP, les adversaires de François Fillon trouvent l'idée intéressante.

Les autres députés radicaux ne devraient pas être inquiétés en 2012 : au bureau politique de l'UMP, Jean-François Copé a été clair : «Borloo n'est plus candidat, pas question de faire des primaires aux radicaux» aux élections législatives. «Comme en 2007, nous aurons des candidatures d'alliance dès le premier tour, avec le Parti radical tout du moins», pronostique l'UMP Dominique Dord. Au Parti radical, on estime que «quel que soit le résultat de la présidentielle, l'UMP aura en 2012 d'autres priorités que celle de faire battre (ses) candidats». Les investitures aux législatives seront préparées dans le cadre de l'Ares, la confédération que le Parti radical forme avec le Nouveau Centre. Mais c'est seul, en réunissant ses troupes lors d'un congrès en février ou mars, que le Parti radical décidera d'un éventuel soutien à un candidat pour l'Élysée. «On ne prendra pas le risque de lier le sort de l'Ares, une formation politique nouvelle, à celui d'un candidat qui fera une décimale», estime un cadre du parti.

Pour Hervé Morin, qui veut toujours se présenter à la présidentielle, la question des législatives n'est pas moins cruciale. Le président du Nouveau Centre a demandé et obtenu de voir bientôt son homologue de l'UMP pour en parler. «L'objectif, explique l'un de ses proches, est de présenter des candidats crédibles dans le plus grand nombre de circonscriptions possible.» Morin a prévu de recevoir demain une première fournée d'une vingtaine de postulants à la candidature. Plus de 300 circonscriptions seraient d'ores et déjà pourvues, parmi lesquelles les 11 des Français de l'étranger. Les investitures qui posent problème pour ces nouveaux sièges feront l'objet des premières auditions de la commission électorale du NC d'ici quinze jours ou trois semaines.
 

Hervé Morin favorable à des primaires

Parmi ces cas difficiles figure celui de Dominique Paillé : l'ex-porte-parole de l'UMP, qui soutenait la candidature Borloo, se prépare depuis plus d'un an à se présenter au Benelux, où le parti présidentiel devrait investir la secrétaire d'État aux Solidarités, Marie-Anne Montchamp. Mais le Nouveau Centre a son propre candidat : Michel Peyre, ancien président d'Atout France, la Maison des Français de l'étranger à Bruxelles. La commission électorale présidée par François Sauvadet devra trancher.

En règle générale, Hervé Morin est favorable à des primaires entre centristes et UMP dans toutes les nouvelles circonscriptions, et dans celles dont le sortant UMP a plus de 70 ans. Mais il compte sur Jean-François Copé pour que les 26 députés sortants NC n'aient pas à subir de rivalité à droite. Comme tous ses collègues invités à déjeuner mercredi dernier à l'Élysée, il se rappelle parfaitement les paroles aimables de Nicolas Sarkozy : «Il y a entre nous partenariat et respect. On discutera le moment venu, sans crispation, de la meilleure stratégie à suivre.»

 

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Par Georges Maurice - Publié dans : Législatives 2012
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 14:54

 

francois hollande

 

          L'Institut de l'entreprise a chiffré les mesures du candidat et du projet socialiste.

 

29,9 milliards d'euros. C'est le coût minimum par an*, calculé par l'Institut de l'entreprise, des seize principales propositions du programme socialiste et de François Hollande pour la présidentielle 2012 .
 

Les mesures de François Hollande

L'Institut de l'entreprise a chiffré huit mesures développées par le candidat socialiste lors de la primaire. En premier lieu, la création de 12 000 postes d'enseignants par an, soit 60.000 sur le quinquennat. Cette mesure coûterait 360 millions d'euros par an et, cumulée, 1,8 milliard en 2017. «Ces créations de postes créent une dette implicite pour l'État, qui s'engage à payer les pensions de ces agents lorsqu'ils auront atteint l'âge de la retraite», précise l'Institut. La note est plus salée pour les contrats de génération, exonérant de charges pendant trois ans les entreprises qui recruteraient un jeune tout en maintenant un senior en emploi. Cette mesure, cumulée sur le quinquennat, grèverait les finances publiques de 30,5 à 33 milliards.

Autre mesure forte : l'extension du RSA aux moins de 25 ans sans condition préalable d'activité. L'Institut de l'entreprise estime que 120.000 à 200.000 jeunes pourraient être concernés, ce qui représenterait un coût annuel de 528 à 876 millions. Avec «un risque majeur d'enfermement des jeunes dans une trappe à inactivité et un risque de fraude non négligeable» , le RSA représentant «70 % des sommes détournées aux caisses d'allocation familiales». L'Institut a enfin évalué le coût du développement massif des énergies renouvelables et de la réduction de 75 à 50 % de la pro­duction d'électricité nucléaire à l'horizon 2025. La facture ? 10,9 milliards par an. Si cet effort permet de réduire les importations françaises d'énergie, il aura «en revanche un effet négatif sur le pouvoir d'achat des ménages, à travers le renchérissement de la facture d'énergie», prévient l'IdE.
 

Les mesures du Parti socialiste

Vainqueur de la primaire, François Hollande n'a pas encore précisé quelles mesures du programme du PS il comptait reprendre. L'Institut de l'entreprise en a chiffré les principales. La mise en place d'un service public de la petite enfance, mesure phare du projet, coûterait entre 4,5 et 5 milliards par an. Soit la moitié du budget de la justice ! L'essentiel de la facture proviendrait de la création de 360.000 places en crèche (3,8 milliards par an… rien qu'en frais de fonctionnement), l'accueil des enfants de 2 ans à la maternelle coûtant, lui, 720 millions par an. Beaucoup plus polémique car accusée de favoriser l'assistanat, la création d'une allocation d'études pour les jeunes en formation est paradoxalement moins coûteuse. L'Institut la chiffre à 1,3 milliard par an. La raison ? Cette nouvelle allocation remplacerait d'autres aides et surtout ne concernerait que des jeunes aux ressources limitées. La facture deviendrait particuliè­rement élevée, en revanche (9,6 milliards par an), si l'allocation était étendue à tous les étudiants, prévient l'Institut.

Dans une veine plus classique, le PS prône la revalorisation de l'allocation adulte handicapé (AAH) et une meilleure prise en charge des personnes âgées, via l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Selon l'Institut, qui prend l'hypothèse d'une revalorisation de ces allocations de 20 % sur cinq ans, l'AAH coûterait de 1,7 à 1,9 milliard par an en plus, et l'APA, de 1,5 à 2,1 milliards.

La cellule de chiffrage des projets présidentiels, mise en place par l'Institut de l'entreprise, va maintenant s'attaquer à l'évaluation du volet recette du programme du PS. La question est de savoir si François Hollande a prévu 30 milliards de ressources pour équilibrer son bilan. Dernier point en suspens : l'institut ne s'est pas penché sur un retour en arrière de la réforme des retraites, évoquée par le PS mais jamais clairement mise sur la table par François Hollande. Si tel devait être le cas, le chiffrage grimperait bien plus vite.

*Ce chiffre global est celui calculé avec l'hypothèse des 300.000 emplois d'avenir mentionnés dans le programme du Parti socialiste tandis que le chiffre compris dans le document de synthèse ci-dessous se base sur une hypothèse plus basse.

 

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Par Georges Maurice - Publié dans : Présidentielles 2012
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 08:16

Hervé Morin, le président du Nouveau Centre, affirme sa détermination à se présenter à l'élection présidentielle en 2012, après la défection de Jean-Louis Borloo. Et propose ses antidotes à la crise.

 

images hervé morin Morin : « Je ne vois pas ce qui pourrait me faire renoncer »

 

Comment éviter à la France la perte de son triple A ?

 

S'il y a une famille politique qui s'est toujours inquiétée du niveau de l'endettement, c'est bien la nôtre ! Dès 2007, nous réclamions la suppression de 10 milliards d'euros de niches fiscales par an et l'instauration de la règle d'or. Nicolas Sarkozy nous avait répondu que ce n'était pas possible. Si nous avions été écoutés, on ne serait pas dans cette situation aujourd'hui.

 

Que proposez-vous pour réduire les déficits ?

Des solutions économiquement efficaces et socialement justes. Deux tiers de l'effort nécessaire doit être réalisé par des économies sur les dépenses. C'est à cette seule condition que les Français accepteront d'être mis à contribution.Nous n'échapperons pas à des hausses d'impôts, il faut avoir le courage de le dire.

Comment baisser les dépenses  ?

Il faut avant tout maintenir la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, sauf dans l'Education nationale où il faut la suspendre dans l'attente d'une vraie réforme structurelle de l'école avec, notamment, une plus grande autonomie pour les établissements.

Il faut également effectuer une réforme de l'Etat. Au ministère de la Défense celle que j'ai mise en place a permis de réaliser 1,6 milliard d'économie. Et sans aucune grève. On peut aussi réaliser sans difficulté 2 milliards d'économie annuelle sur la dotation de l'Etat aux collectivités locales. Parallèlement, il est indispensable de s'attaquer aux niches fiscales, en désignant clairement celles que l'on souhaite réduire ou supprimer, et non en restant dans le flou comme les socialistes.

Je ciblerai en priorité l'immobilier, mais aussi certaines exonérations de cotisations sociales pour les entreprises. Nous devons réduire massivement le volume des charges sociales en les compensant par une TVA sociale et une fiscalité environnementale.

Enfin, il faut avoir le courage de poser la question d'une mise sous condition de ressource des allocations familiales et de l'instauration d'un bouclier sanitaire, avec une franchise imposée aux revenus les plus élevés. Tout cela représenterait 10 à 15 milliards d'économies.

Quels impôts augmenter ?

Il faut introduire une imposition minimale des sociétés, éviter que les grands groupes paient moins proportionnellement que les PME . Je souhaite aussi un alignement de la fiscalité sur le patrimoine avec celle sur le travail. On peut imaginer de faire passer la TVA de 19,6 à 20%. Sur la taxation des hauts revenus, je plaide pour une taxation à 45 % au-delà de 150.000 euros par part.

Il faut concentrer notre politique en faveur des PME, soutenir l'innovation, en baissant massivement les charges sociales en soutenant l'innovation et l'investissement. Contrairement à ce que raconte Arnaud Montebourg, notre problématique, ce n'est pas l'Inde ou la Chine, c'est de redevenir performant au sein de l'Union européenne.

Comment comptez-vous peser ?

Je m'inscris clairement dans la majorité et je souhaite que nos propositions du premier tour soient prises en compte dans un accord de gouvernement pour le second. Alors que François Bayrou passera, lui, un accord avec les socialistes. Nous, nous devons être le point d'équilibre entre les excès de l'UMP et l'archaïsme du PS. Et un contrepoids au FN.

Que répondez-vous à François Fillon qui vous conjure de ne pas vous présenter ?

Qu'est-ce qu'on propose alors aux déçus de Nicolas Sarkozy ? L'abstention, le vote blanc, le vote Bayrou alors que celui-ci appellera à voter Hollande au second tour ? Les Français ont envie d'entendre des forces dans la majorité capables de corriger les excès ou les erreurs du gouvernement. Je veux être le candidat de la modernité. Je suis le seul candidat neuf.

Serez-vous soutenu par Jean-Louis Borloo ?

Il incarne une sensibilité. Plus le mouvement sera fort, plus nous aurons une chance de nous faire entendre. J'espère que le Parti radical fera ce choix en mars.

Votre candidature n'est-elle pas compliquée ? François Sauvadet ou Maurice Leroy s'y opposent ...

Souvenez-vous de ce que disait Laurent Fabius de François Hollande ; c'était encore moins aimable que ce que certains ont pu dire à mon égard, alors qu'ils sont, je le rappelle, membres du gouvernement. 95% des cadres du parti me soutiennent.

Avec un score très faible ,irez-vous jusqu'au bout ?

Rien pour moi ne s'est fait avec la facilité de ceux qui fréquentent la nomenklatura française depuis leur enfance. Je suis dans un long cheminement. Mais je serai candidat à la présidentielle. Je l'annoncerai entre la mi-novembre et la mi-décembre. Je ne vois pas aujourd'hui ce qui pourrait me faire renoncer. Et personne ne me fera taire.

       

       Source:

les-echos


Par Georges Maurice - Publié dans : Présidentielles 2012
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 10:43

        Article Le Télégramme rédaction de Concarneau du 12/10/2011

 

Article le telegramme du 12.10.2011

Par Georges Maurice - Publié dans : Concarneau
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