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Le blog de Georges Maurice
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Chers amis,
Vous le savez, nous allons vivre une séquence parlementaire assez réduite puisque les travaux s’arrêteront fin février donc je vais concentrer mon
propos sur un seul sujet : les questions économiques et financières puisque l’essentiel des travaux parlementaires seront la loi de finances pour 2012 et la loi de financement de la sécurité
sociale.
Aujourd’hui, l’actualité est au PS, mais ne vous faites pas d’illusion, les questions économiques et financières vont vite revenir sur le devant de
l’actualité. L’euro, le budget, la performance de notre économie, ce seront les sujets des prochaines semaines. Tant mieux parce que ce sont aussi nos sujets.
Oui, ce sont nos sujets avec nos solutions. Même si, comme la règle d’or, elles sont d’abord dénigrées ou rejetées. Tant pis si une fois encore nous
aurons eu raison avant les autres comme sur la nécessité du fédéralisme budgétaire européen, comme sur le rabotage des niches fiscales et sociales.
L’euro tout d’abord.
Tout le monde le sait, l’euro est en danger mais avec lui c’est toute l’Europe qui est menacée. Soutenir la Grèce aujourd’hui ce n’est donc pas dépenser
pour un autre pays, c’est tout simplement nous protéger, nous Français, car abandonner la Grèce c’est mettre tout le système en danger qui risquerait de s’effondrer comme un château de
cartes.
Que montre la crise de l’euro ? D’abord l’absence de structures efficaces. L’Europe n’a pas les institutions pour aller vite, pour avoir l’initiative,
pour créer l’impulsion, pour proposer une solution.
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Suite au bureau politique du Nouveau Centre et au bureau national des Jeunes centristes, le mouvement des Jeunes centristes affirme son soutien à Hervé
Morin dans la démarche politique qu’il a entreprise en vue des échéances électorales de 2012.
Il demande également la poursuite de la démarche engagée depuis plusieurs mois afin de rassembler l’ensemble des forces centristes et lancent un appel
déterminé aux dirigeants du Nouveau Centre et à Hervé Morin pour que l’Alliance poursuive sa construction et son implantation locale. Nous appelons également nos partenaires de la Gauche Moderne
et du Parti Radical à poursuivre le difficile combat du rassemblement de la grande famille centriste éclatée.
Dans le cadre de ce rassemblement, et fidèles à la motion votée à l'unanimité par le Conseil national des Jeunes centristes à Deauville en présence des
dirigeants des autres formations jeunes du centre, ils rappellent l’engagement de l’ensemble des jeunesses centristes à soutenir une candidature centriste à l’élection
présidentielle.
Cette candidature devra respecter trois étapes. Dans un premier temps, les Jeunes centristes s’engagent à faire la promotion du projet, le choix des
hommes n’étant pas encore venu. Ensuite, nous observerons avec attention les déclarations d’intention des candidats de l’Alliance qui souhaitent porter notre projet devant les Français. Enfin,
viendra le temps des investitures des partis membres de l’Alliance. Les Jeunes centristes seront alors au rendez vous des échéances nationales avec les Français.
Nous réaffirmons donc notre détermination à poursuivre la construction d’une force alternative à la droite populaire et à la gauche démagogique,
proposant aux Français une voie modérée et des solutions radicalement novatrices.
Source :
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Lors
des trois débats télévisés entre les candidats, chacun a pu voir qu’au-delà des rivalités ils ont des personnalités et des projets différents. Si la participation est élevée, ce que je crois, il
se dégagera autour du vainqueur une légitimité, une dynamique et une unité incontestables.
Pourquoi n’aviez-vous pas organisé de primaires avec Jean-Louis Borloo ?
J’ai pensé, à un moment, que cela pouvait être un moyen de nous départager. Mais le contexte était très différent : nous étions en train de reconstruire
une famille centriste éparpillée. Une primaire aurait pu devenir un facteur de fragilisation et d’éclatement.
Qu’est-ce qui vous différencie de lui ?
Je suis un rural, issu d’un milieu artisan. Jean-Louis est parisien. Il a mené une brillante carrière d’avocat avant d’aller conquérir un fief en plein
désarroi social qu’était Valenciennes. Nos parcours sont très différents, même si nous avons des valeurs communes et pensons par exemple que l’Etat providence ne fera plus bouger la
société.
Vous avait-il informé de son retrait ?
Non, mais je ne veux pas instruire son procès. Il était préférable qu’il annonce sa décision en octobre plutôt qu’en janvier. Jean-Louis avait pourtant,
j’en suis convaincu, la volonté d’être candidat. Il a pris en compte des éléments personnels, familiaux, politiques. C’est respectable. Qu’un homme renonce en politique est si rare que cela en
devient suspect.
Comment expliquez-vous sa volte-face? Par des pressions de l’Elysée ?
Je ne m’appelle pas Freud. C’est un homme complexe comme un ciel de Normandie. Une candidature présidentielle est un cheminement qui n’a rien d’évident.
C’est une démarche sur soi-même, une introspection de ses limites, de ses ressorts personnels, de ses tensions. De son existence.
Avez-vous fait ce cheminement ?
Oui. J’ai vécu chaque étape de ma vie politique comme une construction. Je ne suis pas né sous les ors de la République; mon père n’a que le certificat
d’études et ma mère n’a pas dû aller au-delà de l’école primaire. Jeune, je ne déjeunais pas avec des banquiers, des patrons de grands groupes, des parlementaires ou des juges. Toutes les étapes
de mon parcours, maire, conseiller général, député, ministre, sont autant de marches gravies.
Et la prochaine marche, c’est la présidentielle ?
Pendant trois ans au gouvernement, j’ai vu la nécessité d’instaurer une République plus équilibrée, avec une majorité qui soit réellement polyphonique.
C’est la seule manière d’éviter les excès de la monarchie républicaine. Une majorité pluraliste doit prendre en compte les observations et les réticences qui s’expriment en dehors du parti
dominant. Cela n’a malheureusement pas été le cas.
Vous n’aimez pas le pouvoir tel que l’exerce Nicolas Sarkozy ?
La République était tout aussi monarchique sous Mitterrand et Chirac. Simplement, cela se voyait sans doute moins car le Premier ministre était moins
effacé. C’est notamment pour cela qu’il est impératif qu’un candidat centriste porte en 2012 une offre politique alternative.
Mais il y a François Bayrou ?
Voter Bayrou, c’est voter socialiste au second tour! Son opposition radicale, son mépris envers Nicolas Sarkozy, même s’il tente, depuis quelques mois,
de les gommer pour des raisons tactiques, le conduiront inévitablement vers François Hollande. C’est celui qui se rapproche le plus d’une démarche sociale-démocrate. Le MoDem aura tout intérêt à
jouer cette carte pour reconstruire un groupe parlementaire, ce qu’il ne pourra pas faire avec l’UMP.
Vous soutiendrez donc Nicolas Sarkozy au second tour ?
J’aime la clarté : pour moi, la place du centre est dans une majorité de droite. Mais il n’y aura pas de soutien automatique. Il est indispensable de
construire entre les deux tours un accord de gouvernement qui reprenne les idées que nous défendrons pendant cette campagne. Nicolas Sarkozy m’a écarté du gouvernement car je disais déjà haut et
fort que je voulais un candidat centriste en 2012. Ma chance, c’est que je n’ai plus le fantasme du portefeuille ministériel. Ma priorité est de permettre à la diversité de la société française
de s’exprimer en soutenant nos propositions. A nous ensuite d’être les garants de nos idées pour qu’elles soient reprises dans un contrat de législature.
Quelles seront donc les conditions de votre soutien ?
D’abord une République morale. Nous demanderons un référendum pour rendre la République vraiment irréprochable. Cela implique la fin du cumul des
mandats et des fonctions, la fin des conflits d’intérêts entre politique et secteur privé… Le prochain président devra reconstruire la confiance. On ne peut pas dire que les affaires de tam-tams
africains remplis de billets, les rétrocommissions et les nominations contestables renforcent le lien entre les Français et leurs responsables politiques.
Vous en aviez parlé avec Sarkozy ?
Une fois, lors d’un voyage. Je lui ai dit qu’il me semblait imprudent qu’il y ait dans son entourage des collaborateurs qui entretiennent des liens avec
des intermédiaires dont le rôle est, paraît-il, nécessaire pour passer des contrats d’armement. Pour moi, les serviteurs de l’Etat n’ont rien à faire avec ces personnes. C’est de la
responsabilité des industriels. Il ne m’a pas répondu.
Comment allez-vous ancrer votre candidature dans le paysage alors que les sondages vous donnent rarement plus de 3% ?
En continuant à expliquer aux Français mes propositions pour une France dynamique et optimiste. Dans quelques semaines, nous présenterons le projet
global du Nouveau Centre. Viendra ensuite le moment d’annoncer ma candidature, sur laquelle le NC se prononcera à l’occasion d’un congrès, à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine.
Mais je crois qu’être candidat est avant tout une démarche personnelle, une rencontre avec les Français. Le soutien du parti vient seulement dans un second temps.
PROPOS RECUEILLIS PAR MARTINE CHEVALET |
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En tant que journaliste politique, je refuse de participer à une élection qui me lie à la gauche, fut-ce contre Nicolas Sarkozy.
Pourquoi je ne voterai pas à la primaire
citoyenne.
En tant que journaliste à Marianne, j’ai eu l’occasion de visiter, entre 1999 et 2007, les arrières cuisines du Parti socialiste. J’ai pu souvent
observer que la moindre fonction, même interne, même locale, y était l’objet d’intimidation et de truanderie à l’opposé de l’idéal démocratique porté sur les estrades. J’ai écrit à ce sujet de
nombreux articles, qui m’ont privé de la tendresse de François Hollande. A l'époque, faut-il le préciser, Martine Aubry et Ségolène Royal étaient intéressées à ce folklore déplaisant, et leur
complicité s'illustrait tout particulièrement dans les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, de la Haute-Vienne, de l’Hérault, de la Seine-Maritime ou des Bouches-du-Rhône, sans parler de
l'outre-mer.
Marqué par ces souvenirs, j’ai perçu d’emblée le principe de la primaire ouverte comme une alternative courageuse et salutaire à la gruge. A la veille
du 1er tour, aucun des candidats n’a d'ailleurs alerté sur un risque particulier de triche. Cette opération «vote propre» s’annonce donc comme un progrès incontestable.
Faut-il pour autant saisir cette occasion de choisir le principal opposant à Nicolas Sarkozy, quand on exerce la profession de journaliste politique
?
Cette interrogation m’est venue à l’esprit en entendant plusieurs confrères, lors de reportages et au sein de la rédaction de Marianne, annoncer leur
envie de voter. Il se trouve également que la question d'une éventuelle participation m’a été posée par divers interlocuteurs. Pour moi, la réponse est clairement
négative.
En effet, le vote à la primaire engage le votant, et donc oblige le journaliste. Primo, signer une «déclaration d’engagement de reconnaissance dans les
valeurs de la gauche» n'est anodin qu'en apparence. En voici les termes : « Je me reconnais dans les valeurs de la Gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité,
de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire. »
Or, chacun des mots utilisés (gauche, république, société de liberté, progrès solidaire… ) doit s’entendre, si l'on prend l'affaire au sérieux, dans
l'acception admise par les organisateurs du vote. Marianne a trop écrit sur les glissades idéologiques de la gauche, notamment s'agissant de la République, pour tout oublier, même le temps de
glisser un bulletin dans une urne...
Secondo, comme dans n’importe quel jeu, le votant accepte, par principe, de reconnaître le gagnant comme son candidat. Puis, si l'on continue d'être
sérieux, de le soutenir face à tous les autres, lors de l'élection présidentielle.
Dès lors, sans être à proprement parlé un engagement politique, participer à la primaire est de même nature qu'une prise de carte ! A la différence du
vote d’un journaliste citoyen à une élection, le vote d’un journaliste «engagé» n’est pas un acte individuel et ponctuel mais au contraire collectif et théoriquement valable jusqu’au second tour
de la présidentielle.
Quoi qu’en disent les confrères qui voteront dimanche avec bonne conscience, cette participation à la primaire citoyenne ne signifie rien d'autre que le
choix d’un camp. Et le rejet du camp d'en face, incarné par Nicolas Sarkozy. Or, selon moi, la critique du chef de l’Etat ne saurait déraper, par l’effet d’un chantage politique qui ne dit pas
son nom, en soutien inconditionnel à son opposition institutionnelle.
Déontologiquement (le gros mot est lâché !), il est extravagant qu’un journaliste couvre un parti avec une carte en poche, qu’il s’agisse de celle du
parti en question ou celle d’un concurrent. En outre, par les temps de suspicion généralisée qui courent, alors que Nicolas Sarkozy et son fondé de pouvoir à l’UMP Jean-François Copé assimilent
tous les contre-pouvoirs à des basses œuvres de militants hostiles, il serait maladroit de laisser penser que la profession journalistique s’inscrit, publiquement qui plus est, dans le camp d’en
face.
L’honneur du métier, qui comprend en France l’exercice particulièrement délicat de l’éditorial, ne peut être préservé que dans une totale indépendance à
l’égard des forces politiques. Participer à la primaire écornerait cette indépendance.
Aussi, pour préserver la haute idée que je me fais du rôle de journaliste et prendre la juste mesure de ce scrutin innovant, je ne
voterai pas à la primaire.
Source:

La primaire socialiste aura eu comme mérite, entre autres, de marquer des clivages nets entre certains candidats, sur des thèmes en particulier et sur
des alliances possibles – ou impossibles.
Interrogé sur une déclaration de Manuel Valls se disant prêt à s'allier à lui, le président du MoDem, François Bayrou, s'est dit politiquement "très compatible" avec le candidat à la primaire socialiste.
"Manuel défend des idées qui sont très compatibles et très proches de celles que j'ai toujours défendues. Et il constate, comme moi, que la situation du
pays ne permettra pas de rester bloc contre bloc dans le sectarisme traditionnel", a déclaré François Bayrou, vendredi 7 octobre, au Figaro.fr. "Les réformistes sont compatibles et ils auront
l'obligation de travailler ensemble", a ajouté le centriste.
VALLS "ÉVIDEMMENT" PRÊT À S'ALLIER AVEC BAYROU
Vendredi matin sur sur RMC et BFMTV, Manuel Valls avait répondu "Mais évidemment !" à la question de savoir s'il était prêt à s'allier à François
Bayrou, précisant que ce dernier aurait "un choix à faire" entre UMP et PS en 2012, ce qui n'était pas le cas en 2007.
Manuel Valls, souvent classé à l'aile droite du PS, avait aussi estimé que "tous ceux qui veulent tourner la page du sarkozisme, (...) Jean-Luc
Mélenchon comme François Bayrou, doivent pouvoir se retrouver ensemble pour redresser le pays". "Il faudra gouverner avec tous ceux qui partagent nos valeurs", a précisé le député maire d'Evry
(Essonne).
M. Bayrou a en revanche assuré au Figaro.fr que le MoDem n'est pas compatible avec les options politiques de M. Mélenchon, candidat du Front de gauche à
la présidentielle.
Dans un chat avec les internautes du Monde.fr, Jean-Luc Mélenchon avait rappelé, le 4 octobre, qu'il ne "siégerai[t] dans aucun autre gouvernement que
le [sien]".
Source :
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