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Le blog de Georges Maurice
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Le Parti socialiste veut augmenter les cotisations de Sécurité sociale des indépendants
En relevant les cotisations des artisans, commerçants et professions libérales, le projet socialiste table sur un gain de 1,7
milliard.
C'est une simple ligne dans un tableau, distribué la semaine dernière après la présentation du programme de François Hollande. Une proposition qui va
faire des vagues parmi les artisans, les commerçants et les professions libérales. Le PS préconise un « alignement partiel du régime de protection sociale des indépendants sur le régime général
». Rendement de cette mesure : 1,7 milliard d'euros. Cette somme correspond au déficit dit structurel du régime d'assurance-maladie du RSI, compensé tous les ans par le produit d'une taxe que lui
verse l'Etat, à savoir la C3S (voir graphique).
François Hollande n'a pas encore évoqué lui-même ce point, mais son équipe en esquisse les contours. Il s'agirait d'augmenter les cotisations maladie
des 2,5 millions d'assurés affiliés au RSI, le régime qui gère la Sécurité sociale des indépendants et de leurs ayants droit. Ces cotisations sont inférieures à celles que paient les salariés
(13,85 % du salaire brut) : 6,5 % jusqu'au plafond de la Sécurité sociale (3.031 euros par mois), puis 5,9 % jusqu'à 5 plafonds (15.155 euros par mois) et rien au-delà.
Des prestations identiques
Or, argumentent les partisans de l'alignement, les indépendants bénéficient des mêmes prestations de santé que les assurés du régime général.
Consultations de médecins, médicaments, hospitalisations..., les remboursements sont identiques. Seul le niveau du revenu de remplacement pour les congés maternité est moins avantageux au RSI. «
Certes, la consommation de soins est légèrement inférieure dans le régime des indépendants, soulignait le Conseil des prélèvements obligatoires dans un rapport de 2008. Mais toute la construction
du système d'assurance-maladie repose sur le principe d'une solidarité entre malades et bien portants, à l'exclusion de toute tarification fondée sur la situation personnelle ou sur la propension
à consommer des soins. »
Le PS n'annonce pas précisément ce qu'il entend faire, mais il est certain qu'il ne faudra pas seulement déplafonner les cotisations des indépendants
aux revenus les plus élevés pour engranger 1,7 milliard. « Il faudrait aussi augmenter les cotisations de tous les artisans, commerçants et professions libérales, y compris de ceux qui ont de
faibles revenus. Si elle est confirmée, cette mesure ne passera pas facilement ! », prédit un connaisseur. Chaque point de cotisation rapporte 540 millions d'euros.
« Ca risquerait de bouger », confirme Gérard Quevillon, restaurateur, qui préside le RSI depuis 2006. « Si on alignait les cotisations sur celles du
régime général, beaucoup d'indépendants opteraient pour le salariat et quitteraient le RSI, prévient Pierre Burban, le secrétaire général de l'UPA (artisans). « Il faut comparer ce qui est
comparable, ajoute-t-il. Les cotisations des salariés couvrent les indemnités journalières [IJ] versées en cas d'arrêt maladie. Ce n'est pas le cas au RSI, où les assurés s'acquittent d'une autre
cotisation pour couvrir ce risque. » La cotisation versée pour les IJ est de 0,70 % pour les artisans et commerçants.
Source:
VINCENT COLLEN
Hervé Morin dénonce la supercherie et le tour de passe-passe de François Hollande selon lequel il s’appuierait sur les suppressions de postes décidées par la loi de programmation militaire votée en 2009 pour créer 70 000 postes dans la Fonction publique sans augmenter les effectifs globaux de fonctionnaires.
Monsieur Hollande ignore que plus de 40 000 postes auront déjà été supprimés dans les armées d’ici à la fin de l’année. Et plus encore, que ces
suppressions de postes ont permis une revalorisation de la grille indiciaire militaire et du personnel civil de la défense ayant consommé la moitié des gains procurés par la baisse des
effectifs.
En bref, le solde des suppressions de postes ne permettra, au mieux, que le financement de 6 000 à 7 000 créations de postes dans la Fonction
publique.
De deux choses l’une : soit Monsieur Hollande, sans le dire, annonce la suppression de plusieurs dizaines de milliers d’emplois dans les armées.
Soit c’est une nouvelle fois l’expression de l’approximation totale des mesures du candidat socialiste.
Source:
Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, candidat à la présidentielle, a fait de la lutte contre le réchauffement climatique la priorité de son programme énergétique pour la France.
Le candidat centriste a détaillé ce lundi, lors d'un déplacement dans le Cher, ses propositions sur la politique énergétique de la France. Il a expliqué
notamment que la lutte contre le réchauffement climatique devait constituer "une priorité absolue".
Sur le nucléaire, Hervé Morin a regretté que le débat en cours soit "devenu l'otage des extrêmes (...) écologistes irresponsables ou lobby
pro-nucléaire", proposant pour sa part de "ramener progressivement à 60% la part du nucléaire d'ici 15 ans" et à "intensifier les efforts sur les énergies renouvelables".
Plus généralement, l'ancien ministre de la Défense s'est prononcé pour "l'organisation d'un référendum sur les choix énergétiques de la
France".
"Une communauté européenne de l'énergie"
Le président du Nouveau Centre souhaite également pouvoir répondre "à la précarité énergétique" par "l'instauration pour les particuliers d'un tarif
réduit de l'électricité et du gaz". "Le principe est simple, les premières dizaines de kWh consommés, électriques ou fossiles, doivent être proposées à des tarifs peu élevés" pour "répondre aux
besoins vitaux", ensuite "les prix augmentent par tranches", a-t-il résumé.
Hervé Morin s'est aussi prononcé pour la création d'une "Communauté européenne de l'énergie", estimant que ce projet était "aussi vital que le traité de
Rome ou l'Acte unique pour donner à l'Europe sa souveraineté énergétique".
Ses principes en seraient "le respect de la subsidiarité", "la sécurité des approvisionnements" et "la solidarité entre pays membres", a-t-il précisé,
en prônant également "la création d'une taxe carbone aux frontières de l'Union".
Parmi ses autres propositions, le dirigeant centriste a souhaité développer les formations "aux métiers de l'environnement" et créer des "pôles
régionaux de compétitivité verte" pour "fédérer les entreprises qui interviennent dans le domaine du développement durable".
Il a enfin plaidé pour que les entreprises aient la garantie "une stabilité juridique et fiscale pour favoriser leurs investissements à long
terme".
Source:
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