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Le blog de Georges Maurice
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Une éléve jugée de trop par les profs, qui se mettent en grève
Lundi, à Quimperlé (Finistère), l'arrivée d'une jeune fille a provoqué une grève des enseignants, qui dénonçaient un sureffectif au collège La Villemarqué. Son père
est en colère, l'Inspection académique juge cette réaction très "brutale"
La direction de l'établissement avait accepté sans problème d'accueillir Hélène (le prénom de la jeune fille a été changé), vendredi. Tout s'était bien
passé avec le responsable de la section d'enseignement adaptée pour les enfants qui rencontrent, comme elle, des difficultés scolaires.
Mais, le papa a ensuite récupéré sa petite "en mauvais état". Elle est arrivée en cours à 8h lundi matin. Et à 10 h, les profs ont décidé la grève, mettant les 17 gamins dehors. "Je suis donc allé la chercher. L'un d'eux distribuait des tracts, les autres me regardaient d'un air méprisant. Hélène m'attendait dans le bureau du directeur, effondrée, son cartable sur le dos. J'ai récupéré son dossier, et voilà..."
"On lui a bien fait sentir qu'elle était l'élève de trop. Je m'aperçois que les enfants ne sont pas au centre du système, c'est le moins que l'on puisse dire... Les enseignants ont mis l'intérêt des élèves en avant, mais je les soupçonne de surtout défendre le leur."
"Ce n'est pas une perturbatrice"
Le père de la jeune fille ne décolère pas contre les enseignants du collège de la petite commune finistérienne. "Ma fille a souffert de dyslexie et elle n'aime pas l'école. Dans les matières générales, elle a le niveau d'une élève de 5e. Mais c'est une adolescente de 15 ans comme les autres : joviale, vivante... Et ce n'est pas une perturbatrice."
Du coup, aujourd'hui, Hélène n'est pas scolarisée. "Elle se trouve dans un état psychologique déplorable. L'Académie se démène pour lui trouver une place quelque part : ce sera Lorient, Quimper ou Lanester. Elle ne veut plus entendre parler de La Villemarqué."
Une réaction "vive et dure"
Madame l'Inspecteur d'académie s'étonne de la réaction "vive et dure" des profs. En effet, selon elle, "la grève, c'était très brutal pour l'élève. Elle a été choquée. Pour la sérénité de sa scolarité, il n'était plus envisageable qu'elle reste dans cet environnement."
Heureusement, une solution devrait être trouvée en début de semaine prochaine pour la jeune fille.
Le père espérait réunir la famille
Le père de la jeune fille est un boulanger, qui avait choisi de reprendre une affaire à Quimperlé. Dans cette ville, l'accueil de sa fille semblait en
effet possible du fait de l'existence d'une classe adaptée. Il espérait ainsi réunir la famille, sa fille ayant été pensionnaire dans l'Indre depuis ses douze ans.
Si je me permets de reprendre cet article paru sur Ouest France du 16 janvier 2009 , c'est que j'e suis solidaire du drame de cette famille ,et constate que la réaction de certains
enseignants n'a pas évolué en rejetant à chaque fois la responsabilité sur le manque supposé de moyens pour justifier leur action.( j'entends ce même discours depuis plus de 40 ans, que ce soit
sous des gouvernements de gauche comme de droite )
A voir les syndicats d'enseignants "récupérer" cette affaire pour faire avancer leurs revendications sur la suppression de 13.500 postes dans l'éducation nationale,est scandaleux !
qu'importe pour eux le sort de cette jeune fille qui est doublement victime !... de tels comportement me désespère profondément quand aux motivations réelles de ces syndicats
.
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Ayant vécu en moins important de tels événements lors de la scolarité d'une de mes filles,depuis, je me pose la question de savoir quand, ces
enseignants vont-ils se remettrent en question et penser à leurs responsabilités envers ces enfants qui ont plus que d'autres besoin de toute leur attention.
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Georges MAURICE
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