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Le blog de Georges Maurice
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LE PLUS. Centriste et souverainiste ? C'est le choix politique - peu commun - du député Nouveau Centre du Loir-et-Cher (3ème circonscription) Pascal Brindeau. Bien loin du souverainisme à la Marine Le Pen, il détaille sa position et sa vision du monde.
La souveraineté sera le coeur de
l'élection présidentielle. Lutte contre les délocalisations, maîtrise de nos déficits et de la dette publique, indépendance énergétique, engagement de nos forces armées en Afghanistan, garantie
du régime de retraite par répartitions, autant de facettes d'un même horizon : celui des marges de manoeuvre des pouvoirs publics nationaux en interdépendance permanente avec le monde qui nous
entoure.
Il peut paraître curieux qu’un centriste s’empare d’un concept revendiqué par d’autres traditions politiques. Précisément, je ne me puis me résoudre à
ce que cette belle idée, manifestation du contrat social et de l’histoire qui fonde une patrie, fusse tant dévoyée.
Jean-Louis Borloo analysait récemment avec justesse que "le match présidentiel se jouera entre souverainistes et non souverainistes." L'étendard de la
souveraineté, et par conséquent de la liberté, est revendiqué par une constellation hétéroclite. Madame Le Pen, ayant flairé le gain politique à en tirer, en revendique le leadership. La maîtrise
de notre destin collectif par le Politique, condition de sa crédibilité et de l'adhésion de nos concitoyens au système de la démocratie représentative, n'est pas qu'affaire d'incantations et de
coups de menton, qu'ils soient parés des attributs féminins de la fille du créateur du Front national ou des accents révolutionnaires et indignés de circonstance d'un Mélenchon. L'un comme
l'autre sont des hypocrisies intellectuelles au service d'escroqueries politiques.
L'écueil de la confrontation manichéenne
Ce débat, matrice de tous les autres, ne peut se réduire à une confrontation manichéenne entre d’un côté les défenseurs supposés de la Nation, zélotes
de la tradition et du génie français, et de l’autre les tenants soupçonnés du mondialisme ultra-libéral, contempteurs présumés de la démocratie et suppôts d’une oligarchie financière sans
attaches ni morale.
Prenons l’exemple symbolique et éclairant de la monnaie. Le débat - quasi théologique - met face à face chantres du rétablissement du Franc et
adorateurs de la monnaie unique, intangible et infaillible. Pourtant, à l’exception notable de la candidate d’extrême droite qui considère que le rétablissement de la monnaie nationale
constituerait en soi la panacée à la crise, tous les économistes et responsables politiques sérieux reconnaissent les dangers d’une telle mesure. Tous reconnaissent qu’elle ne pourrait
s’envisager qu’accompagnée d’adaptations structurelles bancaires et financières extrêmement coûteuses. En ce domaine comme dans les autres, le programme frontiste fait aveu de vacuité et
d’absence de crédibilité.
De même, la zone euro ne peut-elle rester en l’état sans imaginer de nouveaux mécanismes de protection et de régulation, sans assainissement réel et
sans convergences renforcées des économies des Etats de l’Union. Dans ce contexte, la vision toute hexagonale des propositions du candidat Hollande, par exemple de procéder à la séparation des
banques de dépôts et d’affaires, est inquiétante.
Promettre le rétablissement des frontières comme autant de digues de papier à l’extrême droite ou vouloir engager la "démondialisation" chez une
certaine gauche où un Montebourg a voulu se parer des habits de Don Quichotte reviennent en réalité à se regarder le nombril et considérer que la France demeure le centre éclairé du monde. Tous
mentent délibérément à nos concitoyens et c’est ce qui est le plus grave à mes yeux. Coupables de "délit d’illusionnisme", ils portent une responsabilité lourde dans le désenchantement
actuel.
Le centre du monde s'est déplacé
Les Français ont envie de vérité. Ils sentent bien que "la crise" est bien plus que cela. Nous assistons en réalité à l’émergence d’un monde nouveau, un
peu comme à la fin du 15e siècle, lorsque Christophe Colomb découvrit l’existence d’un continent neuf au-delà des mers. L’ordre international établi depuis le 19e siècle, polarisé sur l’Occident,
vacille sous une triple tectonique : économique bien sûr, mais surtout démographique et politique. Oui ! Le centre du monde s’est bel et bien déplacé et les pays industrialisés d’Europe et
d’Amérique du Nord ne seront bientôt que des régions périphériques.
Demain la puissance des économies émergentes s’accompagnera de l’influence diplomatique dominante soutenue par une capacité d’investissement militaire
qui sera supérieure à la nôtre.
C’est bien dans ce monde nouveau, dépolarisé, que la France et l’Europe doivent réinventer leur destin. On peut en contester la marche, on ne peut en
nier l’évidence. La mondialisation ne se réduit pas à la libre circulation des marchandises et des capitaux. Par le truchement d’Internet elle devient la globalisation totale, immédiate et
irréversible de tous les rapports entre les hommes et les femmes de la planète. Elle est un accélérateur de la mutation du monde en même temps qu’elle en est - pour partie - à
l’origine.
Il est donc clair que les Etats-Nation au 21e siècle expriment des réalités différentes de ce qu’ils étaient au 19e et les attributs de la souveraineté
nationale évoluent, se transforment. A nous de construire une nouvelle identité, à nous de conquérir une souveraineté renouvelée et moderne. Ceux qui se réclament du souverainisme, fustigeant la
construction européenne, accusant leurs promoteurs de nourrir le dessein caché de tuer le sentiment national, de combattre l’identité des peuples qui la forgent, d’aspirer à un fédéralisme
réducteur de démocratie, se trompent de combat.
Etre dans l'OTAN, oui, battre sa monnaie, non
La question n’est pas celle de la défense illusoire d’attributs supposés de la souveraineté contre l’Europe mais bien celle de donner véritablement les
moyens à l’Union européenne d’être une construction politique au service des européens. Le droit de battre monnaie ? En quoi la Grande-Bretagne qui a conservé sa monnaie a plus été épargnée par
la crise ? A-t-elle aujourd’hui plus de capacité de manœuvre financière et économique que la France, engagée dans la zone euro ? La réponse est négative. A quoi bon battre monnaie nationale. La
véritable souveraineté n’est pas monétaire, elle est budgétaire. Et là pour le coup, elle demeure à reconquérir, en France comme au-delà du "Channel."
Par conséquent et en conclusion partielle de cette contribution, je suis souverainiste quand je défend la réintégration de la France dans le
commandement militaire de l’OTAN, qui nous permet aujourd’hui de l’Afghanistan à la Libye de tenir notre rang et promouvoir nos valeurs démocratiques. Je le suis tout autant quand je milite pour
la convergence des fiscalités et des règles sociales à l’échelle de l’Union européenne car c’est l’unique espoir de défendre ce que nous appelons notre modèle social.
La souveraineté appartient au peuple. Ne la laissons plus confisquée par des imposteurs.
Source :
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FRANCE-SOIR. L'agence américaine Standard and Poor's (S&P's) aurait décidé de dégrader la note de la France malgré l'activisme de Nicolas Sarkozy
ces dernières semaines. Cela vous surprend-il ?
CHARLES DE COURSON. Pas vraiment, non. Les agences de notation ne font que courir après les marchés, qui avaient déjà dégradé la France. L'écart de taux
d'intérêt pour les emprunts obligataires entre la France -le mauvais élève- et l'Allemagne -le bon élève- s'élève depuis quelques mois à 1 %, voire 2 %. Cela doit désormais inciter la classe
politique à réfléchir sérieusement au redressement des comptes publics et à arrêter de promettre des dépenses nouvelles. Sinon, on finira comme la Grèce !
F-S. Ne dramatisez-vous pas la situation ?
C.C. Si les banques ne veulent plus nous prêter d'argent, comment ferons-nous ? Les intérêts de la dette française ont déjà beaucoup augmenté, et cela
va continuer. Nous avons un énorme besoin de fonds. Le remboursement de notre dette ajouté à nos déficits publics représentent une facture de 180 milliards d'euros. C'est, peu ou prou,
l'équivalent de l'épargne de tous les Français.
F-S. La sanction de S&P signe-t-elle, comme le dénonce la gauche, « l'échec » de la politique de Nicolas Sarkozy ?
C.C. Non. Elle est la conséquence de trente ans de mauvaise gestion, dans laquelle la gauche a une énorme part de responsabilité. Souvenez-vous de la
relance de 1981, des 35 heures de Martine Aubry et Lionel Jospin... On commence tout juste à avoir une gestion saine de nos comptes publics. Le tournant a eu lieu il y a deux ans. Il faut
maintenant amplifier le mouvement.
F-S. Doit-on s'attendre à un troisième plan de rigueur ?
C.C. La réponse ne passe par un plan, mais par un durcissement général de la politique budgétaire. Il faut à la fois serrer les dépenses publiques,
augmenter les recettes et agir pour relancer la croissance. Dans tous ces domaines, nous devons aller beaucoup plus loin que ce que nous avons fait jusqu'à présent.
F-S. La TVA « sociale », que Nicolas Sarkozy veut faire adopter avant la fin de sa mandature, vous semble-t-elle aller dans ce sens
?
C.C. Elle n'aura pas d'effet à court terme, seulement à moyen ou à long terme. La TVA que l'on qualifie à tort de « sociale » a vocation à agir sur
l'emploi, ce qui aurait un effet bénéfique sur la consommation et sur la croissance. Mais, dans l'immédiat, nous allons boucler l'année 2011 avec un déficit public de 110 milliards d'euros. Et
2012 ne devrait pas être sensiblement meilleur : nous serons au-delà des 90 milliards d'euros prévus initialement...
F-S. Faut-il donc promettre « du sang et des larmes » aux Français, au risque de perdre la campagne présidentielle ?
C.C. Que l'on soit de gauche ou de droite, il faut parler et agir avec sérieux. Quand je vois le programme du FN, c'est à pleurer : c'est de la pure
démagogie ! Quant à François Hollande, sa stratégie consiste à ne rien dire... Il sait que ce sujet divise l'électorat de gauche. Mais il ne peut plus louvoyer, il doit assumer ses
responsabilités. Il promet la création de 60.000 postes dans l'Education nationale, à raison de 20.000 par an entre 2012 et 2015, mais où va-t-il trouver l'argent ? Il doit avoir le courage de
dire qu'il va le ponctionner dans les autres ministères et que ceux-ci auront un budget bien en-deçà que tout ce qu'on a fait jusqu'ici...
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Yvan Lachaud, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, salue la détermination du Premier ministre qui a pris l’initiative courageuse
de proposer un plan pluriannuel ambitieux pour poursuivre la lutte contre les déficits publics.
Dès septembre 2011 et la présentation du Projet de Loi de Finances pour 2012, les députés centristes avaient alerté le gouvernement sur le caractère
optimiste d’une hypothèse de croissance de 1,75% et avaient jugé beaucoup plus réaliste une hypothèse de 1,2%. Je me félicite que le Premier ministre ait retenu notre analyse en révisant
aujourd’hui ce taux à la baisse : la France a besoin d’entendre un discours de vérité et de responsabilité tel que celui tenu ce matin.
La crise majeure que traversent la France et l’Europe exige des responsables politiques qu’ils aient le courage, à l’image de Nicolas Sarkozy et de
François Fillon, de lutter sans relâche contre l’endettement public. Aujourd’hui, de fait, seule l’actuelle majorité présidentielle est en mesure de préserver le triple A de la France pour éviter
un alourdissement de la dette qui pénaliserait les Français les plus modestes et les générations futures.
Les centristes soutiennent donc pleinement le gouvernement dans ses efforts pour proposer aux Français un plan équilibré entre mesures d’économies
nouvelles et recettes nouvelles, en particulier la proposition de relever le taux de TVA de 5,5 % à 7% sur les produits finis, à l’exception des produits de première nécessité. Lorsque dans des
périodes difficiles des efforts sont nécessaires, ils ne peuvent en effet être compris et acceptés que s’ils sont justes, équitables et proportionnés aux revenus de chacun.
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Le député du Nouveau centre Philippe Vigier a déposé jeudi 3 novembre à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à garantir un accès
équitable aux soins médicaux sur l'ensemble du territoire.
Constatant que si "le nombre de médecins n'a jamais été aussi important", "les inégalités d'accès aux soins s'accroissent" en France, le député
d'Eure-et-Loir a déposé une proposition de loi (PPL), soutenue par plus de 50 députés de la majorité et visant à "l'existence d'une offre de soins à 30 minutes maximum de son
domicile".
Citant une étude de la Dress (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), M. Vigier souligne que, d'ici 2019, le nombre
de médecins devrait chuter avec 188 000 praticiens en exercice, soit 10 % de moins qu'en 2006.
Il donne également de nombreux exemples des "disparités géographiques" qui vont en s'accroissant. La même étude de la Dress prévoit ainsi une diminution
d'ici 2030 de 25,1 % du nombre de médecins exerçant en zone rurale et de 10,5 % dans les zones périurbaines.
QUATRE MESURES PROPOSÉES
Pour lutter contre la désertification, il prône quatre mesures : remplacer le concours de l'internat national par un système régional ; prévoir qu'au
cours de leurs années d'internat, les étudiants en médecine passent un an dans les zones souffrant de désertification médicale ; prévoir qu'à l'issue de leur formation, les médecins exercent
obligatoirement pendant trois ans dans un secteur géographique doté d'un nombre insuffisant de praticiens ; interdire l'installation de nouveaux médecins dans les zones déjà
surdotées.
Une centaine de députés de la majorité avaient déjà déposé le mois dernier une proposition de résolution demandant "que la lutte contre la
désertification médicale soit une priorité nationale". Ce texte avait été rédigé à l'initiative de la députée non inscrite Véronique Besse - proche de Philippe de Villiers - qui soutient
aujourd'hui la PPL de Philippe Vigier.
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Une partie de notre avenir s’est joué cette nuit à Bruxelles. L’accord obtenu au bout d’une longue nuit de négociations est capital pour l’Europe et le
monde, mais son importance n’est peut-être pas totalement perçue par nos concitoyens.
Nous centristes, européens convaincus, ne pouvons que nous féliciter de voir qu’au pied du mur, le couple franco-allemand, ait su relever le défi en
redevenant « leader » de l’Europe pour proposer le plan de sauvetage adopté cette nuit. Le XXème siècle a connu les grands couples franco-allemand moteurs de la construction européenne : de
Gaulle - Adenauer, Giscard - Schmidt, Mitterrand – Kohl, il y a depuis aujourd’hui le couple Sarkozy – Merkel qui a proposé un chemin nouveau pour sortir de la crise. C’est lorsque l’essentiel
est en jeu et face à l’Histoire que se révèlent les qualités des Hommes et des Femmes d’Etat. Il faut à ce titre saluer la vision politique et la compréhension des enjeux économiques du président
de la République ; il a dans ce dossier mis ses qualités reconnues de volonté, de dynamisme et de détermination au service d’un engagement européen sans faille pour protéger la France de la crise
qui nous menaçait.
Cette nuit, la crise de la dette grecque mais aussi le risque de contagion à d’autres pays – Italie, Espagne – a été endigué, grâce notamment à la
décision d’augmenter dans un premier temps le Fonds Européen de Secours Financier pour les pays en difficultés (FESF) à plus de 1000 milliards d’Euros. Au terme de ces négociations, l’Italie
elle-même a pris des engagements très stricts pour réduire sa dette et présenter un plan de croissance par la libéralisation de son économie. Résultat : ce matin, les places financières ont
ouvert avec de fortes hausses, marquant ainsi le signe d’une confiance retrouvée…
La menace de la crise de la dette qui a plané ces derniers mois sur l’Europe, nous amène à tirer pour le débat présidentiel de 2012 deux enseignements
au cœur du message centriste pour la campagne à venir :
- L’euro a été victime d’un vice de fabrication que nous avons toujours dénoncé : le manque criant d’une forte volonté politique pour le soutenir. Cette
nuit, le moteur franco-allemand s’est remis en marche pour éviter le pire. Il faut donc maintenant passer la vitesse supérieure pour que le couple franco-allemand soit à l’initiative d’une Europe
politique fédérale, capable de porter demain notre destin commun.
- Ce matin, nous tous, responsables politiques, avons le devoir de dire la vérité à nos concitoyens : notre pays, la France, ne peut plus se permettre
de vivre au-dessus de ses moyens. Le risque de l’endettement excessif pèse avant tout sur les plus fragiles de notre société et sur les générations futures. Nous ne pouvons plus accepter le prix
d’une irresponsabilité budgétaire, et si nous n’y prenons pas garde, la France ne sera pas à l’abri de connaître les difficultés de l’Italie. Dans cette campagne présidentielle, nous devons donc
avancer des propositions pour concilier justice sociale et efficacité économique. Mais dans le même temps, nous dénoncerons sans relâche l’irresponsabilité de tous ceux qui proposent de raser
gratis, de revenir sur la réforme des retraites ou de ré augmenter le nombre de fonctionnaires dans notre pays sans proposer le premier euro pour le financer.
Yvan Lachaud,
Président du groupe Nouveau Centre
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