Actualité nationale

Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 05:26

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Maurice LEROY, porte-parole du Nouveau Centre, se félicite, et soutien le volontarisme du Président de la République face au fléau qui frappe notre pays depuis 1980 d’un lent et jusqu’alors inexorable déclin du tissu industriel.

A Marignane, Nicolas SARKOZY apporte clairement une réponse nouvelle de l’Etat qui rompt avec les discours fatalistes ou attentistes superbement illustré par Lionel JOSPIN en 1999 lors de l’annonce des licenciements à Vilvoorde dans sa célèbre phrase « Il ne faut pas attendre tout de l'Etat ou du Gouvernement ».

Au Nouveau Centre, nous nous réjouissons de cette rupture avec le fatalisme et de la volonté affirmée à Marignane de renouer avec une véritable politique industrielle. Car là où il y a une volonté politique, il y a un chemin pour une industrie tonique.

Malheureusement ce fatalisme du déclin industriel est à l’œuvre dans les vingt régions présidées par le Parti socialiste, alors qu’elles ont précisément pour principale compétence légale le développement économique. Pour parvenir à relancer une politique industrielle française digne de ce nom, il est indispensable de conjuguer les efforts de tous les acteurs publics, au premier rang desquels l’Etat et les régions. Ce n’est pas avec des « contre pouvoirs régionaux » que la France parviendra à relancer une politique industrielle ! C’est au contraire en se retroussant tous ensemble les manches que nous réussirons, en conjuguant les efforts de l’Etat et des 22 régions.

Le Nouveau Centre propose un meilleur fléchage des « crédits impôt recherche » vers les PME et TPE du secteur industriel, qui recèlent souvent des trésors d’inventivité, de technologies et de savoirs faire. Cette avance technologique est l’arme principale de nos entreprises à l’heure où le prix de la main d’œuvre en France ne saurait concurrencer celui des pays émergents.

Le Nouveau Centre appelle également de ses vœux la mise en place d’une véritable stratégie industrielle européenne, indissociable des politiques industrielles nationales. L’Europe doit se donner les moyens politiques, budgétaires et juridiques d’investir massivement dans l’innovation et de constituer de grands groupes industriels européens pour prendre une longueur d’avance dans la compétition mondiale.


Nouveau Centre

Par Georges Maurice - Publié dans : Actualité nationale
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 11:14

Marianne publie cette semaine une enquête sur le calvaire des enseignants, revenu dans l'actualité à cause de plusieurs agressions récentes dans des collèges ou des lycées. Notre ami Jean-Paul Brighelli se penche à son tour sur le sujet. Et propose des solutions

C’est entendu : nous vivons dans une société violente, et l’école, partie prenante, n’y échappe pas…

C’est l’exemple-type d’idée reçue qu’il faut d’urgence réexaminer. Si la prémisse est évidente (elle l’est même tellement qu’elle confine au truisme : quelle société n’est pas, ou ne fut pas, violente ?), la conclusion qu’on en tire ces jours-ci n’en découle pas naturellement. Les blousons noirs des années 1960 n’étaient pas des enfants de chœur — mais ils étaient fort respectueux, en classe. Les apaches des années 1930 n’étaient pas tendres — mais ils ne mouftaient pas, en cours, quand ils y allaient. Leurs enfants non plus — ils se seraient d’ailleurs fait corriger doublement par leurs voyous de parents s’ils avaient osé manquer de respect à la maîtresse ou au professeur…

Aujourd’hui, les gosses des familles les plus aisées eux-mêmes, pour ne pas en rester à ceux qui sont entrés en rupture de ban, se sentent fort peu contraints par les règlements intérieurs de nombre d’établissements. Il faut dire que lesdits règlements ne règlent pas grand-chose, tant le laxisme est devenu doctrine d’Etat.

Pas partout cependant : c’est bien la preuve que si l’on veut, on peut, même dans des quartiers réputés difficiles.

Alors, certes, la violence des jeunes est le reflet de celle des adultes…

Est-ce bien sûr ? Les plus extrémistes des pédagogues — les « désobéisseurs », par exemple — postuleraient sans doute que l’institution génère par nature de la violence. Comment ? Vouloir leur faire apprendre par cœur l’alphabet et les tables de multiplication ? Offense impardonnable aux droits imprescriptibles de l’enfant à construire lui-même ses propres savoirs, à être heureux tout de suite, à se développer sans contrainte, comme une mauvaise herbe…

S’obstiner à lui faire avaler des savoirs et des savoir-faire, alors qu’il suffit de développer ses savoir-être (et, depuis quelque temps, son savoir-devenir, que Valérie Pécresse voudrait mieux évalué à l’entrée des grandes écoles, officines impitoyables de reproduction sociale, comme chacun sait) pour qu’il grandisse harmonieusement, comme un insecte nuisible, quelle violence ! Quelle barbarie ! Quelle « reproduction », disent les sous-Bourdieu de service…

Vaines plaisanteries : la violence des jeunes diffère de celle des adultes en ceci qu’elle est primitive, et non secondaire. Elle est instinct de prédation — naturelle en quelque sorte , diront les écolos quand ils seront arrivés au pouvoir. La violence adulte peut s’expliquer dans le schéma action / réaction. Celle des jeunes n’a pas besoin de provocation : c’est justement tout l’objectif de l’éducation et de l’instruction de contrarier la nature — de faire des enfants des êtres de culture.

De ce point de vue, on ne les a pas trop malmenés, ces dernières années. Je n’en veux pour preuve que l’état dans lequel ils arrivent, justement, en classes prépas : l’écart entre ce qu’ils sont supposés savoir pour s’adapter à un milieu qui a maintenu grosso modo ses exigences et ce qu’on leur a demandé pour passer le Bac se creuse chaque année. Ils mettaient autrefois trois mois pour se hisser au niveau de ce qu’on leur demande. Aujourd’hui, il leur faut une année entière. Et trois ans, majoritairement, pour parvenir à intégrer une (vraie) grande école.

Hors prépas, comme chacun sait (en fac, par exemple), on s’est contenté de baisser le niveau d’exigence. Ça n’a fait aucun bien aux 50% de nouveaux bacheliers qui s’y risquent — il s’y étalent à grands fracas. 40% en première année, plus de 50% sur deux ans (et 97% quand ils arrivent de Bac pro…). Et encore, chacun sait que les universités forcent les notes pour garder le maximum d’étudiants, puisqu’elles reçoivent une allocation pour chacun d’eux — ils ne sont plus chair à canons, mais fonds de roulement…

Oui, la première violence est institutionnelle. Moins on leur en donne, plus la frustration augmente. Moins ils ont les mots pour le dire, plus le geste part rapidement — ou l’insulte, qui se cantonne dans des marges lexicales étroites, tous les enseignants régulièrement traités de putes ou de fils de pute (variante sophistiquée : « Va niquer ta mère la pute » — voir la Journée de la jupe (1)) peuvent en témoigner. « God damn your bloody eyes », suppose que l’on étudie Shakespeare, et non le Sun. Quant à traiter son prof d’anacoluthe, cela implique que l’on persiste à lire Tintin, et non des mangas muets…

Et qu’on ait appris ce qu’est une anacoluthe.

80 000 agressions par an

• Les médias contre l'université?

La violence seconde, si l’on veut bien y réfléchir un instant, c’est le laxisme. Les gosses testent les adultes en permanence — dès le berceau. Autorisez-leur le doigt, ils y mettront le poing. Or, que fait l’administration, lorsqu’un enseignant se plaint d’un élève, ou choisit de le renvoyer de cours ? C’est le prof qu’elle met en cause — « vous ne savez pas tenir vos classes, et d’ailleurs, ce que vous faites les intéresse-t-il ? » Que dit l’administration, lorsqu’on veut infliger une sanction ? Qu’il faut discuter, négocier, transiger. Que propose-t-elle, lorsqu’on se retrouve, après une vraie agression (80 000 par an, dernière statistique disponible — après, on a cassé le thermomètre pour éviter d’avoir la fièvre…) devant un conseil de discipline ? Ma foi, elle constitue une majorité toujours laxiste avec ses propres représentants, ceux des élèves et des parents, et Kevin Monchéri est acquitté sous les acclamations. Ou viré trois jours — trois jours de vacances et de petit commerce, qui ont si bon goût que l’heureux bénéficiaire recommencera dès son retour… Quand bien même il serait exclu définitivement, l’obligation faite à l’administration de l’inscrire quelque part l’amène à l’imposer à un autre établissement, qu’il bordélisera avec la même réussite… Il y a ainsi des gosses que l'on se passe comme une patate chaude, d'année en année, de collège en collège (2)…

De temps en temps, ça dérape sérieusement. Un doigt — le bras : on tue, on viole, on massacre. Des éléments incontrôlés entrent comme dans un moulin dans des établissements construits par des architectes utopistes qui ont voulu faire des patios par peur des lycées-casernes —, et démolissent un(e) élève. Ou plusieurs. Médias, affolement, droit de retrait (les enseignants ont raison, mais ça n’arrange rien), gesticulation ministérielle, montée en ligne du recteur qui promet trois postes de surveillant pour surveiller quarante hectares et 2000 élèves…

Et comme dit excellemment Natacha Polony (3) : créer des postes de surveillants n’y fera rien, sur le fond. Que l’on en reste au ratio actuel (un surveillant face à douze équipes de foot, comme elle le rappelle opportunément) ou qu’on le modifie (onze équipes de foot ?…), quelle différence ?

Osons les solutions et la tolérance zéro

C’est le rapport tout entier aux adultes et à l’institution qu’il faut modifier. Alors, osons quelques propositions de bon sens — la chose au monde la moins partagée — dans l’ordre croissant de complexité :

les téléphones portables peuvent servir à enregistrer / diffuser des scènes de violence et de provocation ? Interdisons les portables dans l’enceinte des établissements. En cas d’infraction, confisquons-les, avec obligation aux élèves de se faire accompagner de leurs parents pour les récupérer. C’est déjà le cas dans un certain nombre d’établissements : ce qui est possible là ne le serait pas ailleurs ? Allons donc !

Les élèves doivent présenter un carnet de correspondance ou une carte à l’entrée des établissements — et l’entrée doit leur être refusée s’ils ne l’ont pas. Dans le même ordre d’idées, des adultes (concierges, surveillant, et surtout personnels de direction) doivent chaque matin être à l’entrée des élèves — ne serait-ce que pour leur faire comprendre qu’ils entrent dans un autre système qui a ses règles et ses pontifes;

nous manquons de surveillants ? Embauchons-en — à ceci près que ce ne sont pas des étudiants surmenés et à temps partiel qu’il faut utiliser, ni des « grands frères » dont l’activité principale consistera à imposer l’observance de tel ou tel précepte aux petits. Non ce sont des adultes, des vrais adultes, qu’il faut mettre en face des enfants. Pas des copains. Nous avons pléthore de quinquagénaires en recherche (désespérée, parfois) d’emploi ? Recrutons-les prioritairement, ils seront bien plus à l’aise, face aux jeunes, que… des jeunes;

un élève perturbe gravement un cours ? C’est à l’administration à le prendre en charge — pour le bien collectif. Un élève perturbe gravement un établissement ? Non seulement il faut le virer, mais ne pas le réinscrire dans un établissement qu’il contaminera tout aussitôt : il faut recréer d’urgence des structures adaptées;

des petits morveux crânent en classe parce qu’ils savent que leurs parents interviendront ? Interdisons à nouveau aux parents d’entrer dans les établissements scolaires. Fermons-leur les conseils de classe, de discipline et d’administration (franchement, en quoi y sont-ils compétents ?). Après tout, les parents entrent-ils dans les hôpitaux pour suggérer aux médecins les soins que réclame leur progéniture ?

Si nécessaire, indexons le comportement des voyous sur les prestations sociales dont bénéficient leurs parents. Le facteur économique étant déterminant en dernière instance;

il peut arriver qu’un élève se dissipe (un joli euphémisme, tiens !) parce qu’il a l’impression de ne rien avoir à faire dans un cursus généraliste de longue durée. Eh bien, consentons une fois pour toutes à repenser le collège unique, qui nous fait entretenir des dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté — et qui fourniront le gros du bataillon de 140 000 gamins qui sortent du système scolaire fin troisième sans rien dans la tête, ni dans les mains;

c’est tout l’établissement qui est gangrené par la violence, parce qu’un utopiste fou a pensé intelligent de construire un ghetto scolaire à l’intérieur d’un ghetto social ? Ce n’est certes pas en le repeignant qu’on améliorera la situation. Puisqu’il est financièrement pas plus onéreux de le reconstruire (ailleurs, si possible) que de le réhabiliter, n’hésitons pas — construisons-le ailleurs, et dispersons les mauvais sujets. Et réaménageons l’espace intérieur – une estrade, parfois, cela suffit à faire la différence, tant il est vrai que l’enseignement est un art du spectacle;

trop d’enfants ont un rapport déficient à la langue, parce que leur environnement familial n’a pas eu accès lui-même à la langue et à la culture de l’école — c’est-à-dire celles de la bourgeoisie ? Construisons vraiment ces « internats d’excellence » dont parlait jadis un certain candidat à la présidence dont je crois bien qu’il s’appelait Sarkozy. Inutile de nous bercer d’illusions : face au poids familial, face aux contraintes environnementales, l’école ne peut pas tout;

Et de façon générale, instaurons la tolérance zéro.

Pour commencer.

Dans un second temps, nous nous occuperons des programmes — parce qu’il ne sert à rien de disposer d’un arsenal répressif si nous ne proposons pas, dans le même temps, une vraie formation, une vraie instruction, un vrai apprentissage — une vraie transmission.

Source: Marianne

Par Georges Maurice - Publié dans : Actualité nationale
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 07:10

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Charles Pasqua a raconté jeudi combien il était "pratiquement inséparable" de Robert Pandraud, mort jeudi , les deux hommes étant surnommés "Starsky et Hutch" du nom de deux héros policiers de série télévisée américaine. "Nous étions pratiquement inséparables", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur au micro d'Europe 1, en rendant hommage à celui qui avait été son ministre délégué à la Sécurité. "Nous étions complémentaires.J'étais plus politique, il était plus technicien", a-t-il ajouté. "Le souvenir le plus vivace, c'est la façon dont nous étions accueillis par les militants. Quand nous arrivions, les gens se mettaient à crier voilà Starsky et Hutch ", a relaté l'ancien ministre.

Nous"avons fait des choses qui étaient loin d'être anodines", a rappelé Charles Pasqua, évoquant l'arrestation (en 1987) des membres du mouvement armé d'extrême gauche Action directe. Les deux hommes s'étaient"retrouvés autour d'un whisky bien tassé" dans l'attente des nouvelles de l'assaut par la police, s'est souvenu Charles Pasqua, "en se disant, pourvu qu'il n'y ait pas de gens de chez nous qui soient tués , puis finalement, cela s'est très bien passé", a-t-il ajouté.

"Tristesse et émotion"

Dans un communiqué, dans lequel il fait part de sa "tristesse et de son émotion", le sénateur des Hauts-de-Seine revient sur la mort du jeune Malik Oussekine durant les manifestations lycéennes et étudiantes de1986. "Le drame de la mort du jeune Malik Oussekine nous a profondément marqués. Lui comme moi avions, avant ce tragique événement, suggéré aux ministres concernés (René Monory, ministre de
l 'Education et Alain Devaquet, ministre délégué à l'Enseignement supérieur, ndlr) de retirer le projet de loi qui avait provoqué la colère étudiante", dit-il.

"Malgré nos recommandations, ce ne fut fait qu'après que l'irréparable ait eu lieu", poursuit Charles Pasqua, enaffirmant qu'il gardera de Robert Pandraud "le souvenir d'un patriote, d'un homme solide et courageux, un exemple pour les générations futures".


Source : AFP

Par Georges Maurice - Publié dans : Actualité nationale
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 09:20

De l'écologie comme alibi du système


Lundi 15 février sur RTL, Allègre avait lancé plusieurs piques contre les discours écolos. Tout d’abord, il a nié l’urgence du réchauffement évoquant plutôt le problème de la faim dans le monde ou de l'eau.

Mais pour Martine Billard, tout est lié. Elle cite notamment la fonte des glaciers dans les Andes qui menace l’agriculture dans la région. Pour l’eurodéputée Europe Ecologie Karima Delli, le changement climatique qui cause «300 000 morts par an» cause aussi des problèmes de « sécheresse et d’épidémies » qui menacent aussi éleveurs et cultivateurs.

Ce discours écolo « trop centré » sur la question climatique, Jean-Luc Bennahmias, eurodéputé MoDem et autre ex-Vert, le reconnaît pourtant. Et il dénonce notamment les positions de son ancien parti (qu’il a dirigé de 1997 à 2001). « Mais il y a différentes organisations écologiques avec différentes thématiques », ajoute-t-il, annonçant la création de son club « Ecologie et démocratie » au sein du MoDem.

L'argument majoritaire

Il en reste que le livre d’Allègre sort dans un contexte difficile pour le Giec, déjà cible de nombreuses critiques. Mais « le Giec a reconnu ses erreurs », répond Jean-Luc Bennahmias, qui dit ne pas «croire qu’autant de savants se soient mis d’accord pour mentir à la population».

Mais que dire sur le fond ? Si erreurs il y a, elles sont mineures pour nos interlocuteurs. « Les détails ne sont que des détails, dit Yves Cochet, député Vert de Paris et ex-ministre de l'Environnement, la tendance, c’est le chaos climatique qui se prépare ».

Récemment, le Monde avait également résumé les critiques contre le Giec évoquant notamment le manque de fiabilité de certaines sources. Le quotidien citait des rapports fondés sur les travaux d’étudiants ou… une revue d’alpinisme. Réponse de Cochet : «Certaines sources sont moins fiables, c’est normal avec des milliers de chercheurs». Et tant pis si, par la logique collaborative, les erreurs des uns se propagent chez les autres.

Autre point, les accusations qui visent le président du Giec, Rajendra Pachauri. Il y aurait conflit d'intérêt entre son poste à la tête du groupe d’experts et ses fonctions de directeur de centre de recherches. Une fois de plus, on ressort l’argument du nombre de chercheurs : « Il y a des milliers d’experts sur toute la planète, un seul pose problème », martèle Martine Billard.

Des politiques incompétents ?

Pourtant, une contradiction demeure. Nos interlocuteurs font confiance au Giec et à la communauté scientifique contre Allègre au nom de la Connaissance. Pour Yves Cochet, « Claude Allègre (géochimiste de formation) a des vertus scientifiques dans certains domaines mais pas en matière de climat ». Martine Billard ajoute que « l'immense majorité des chercheurs attestent de l'origine humaine du réchauffement, Claude Allègre et ses partisans ne sont qu'une petite minorité ».

Mais lorsque Allègre se pose en scientifique face aux obscurantistes anti-OGM ou anti-productivistes, on lui répond que la science n'est pas la solution à tout. « Si Claude Allègre veut se faire plaisir, qu’il le fasse mais la science ne réglera pas le réchauffement climatique », dénonce Karima Delli, eurodéputé Europe Ecologie.

La question du lien entre science et société, là est le problème. La méfiance à l’égard du Giec n’est-t-elle pas due au défaut de pédagogie des politiques vers le grand public ? Comme si l’origine humaine du réchauffement de planète était d'une évidence telle qu’elle n'ait nul besoin d’être expliquée. « Si les personnalités politiques s’y connaissaient en énergie, ça se saurait », s’amuse Bennahmias. Et de citer l’exemple du débat assez comique sur le nucléaire entre Royal et Sarkozy avant le second tour en 2007. Mais ouf! Bennahmias « essaie de former François Bayrou à toutes ces problématiques ». Nous voilà rassurés…

Même réponse de la part d'Yves Cochet qui évoque la « barrière » de la « compréhension scientifique » de la part des politiques. Martine Billard tempère : « depuis 2 ou 3 ans, il y a eu beaucoup plus d’explications mais ce qui manque, c’est la volonté d’agir ».

L'écologie comme pensée unique ?

Mais qu’il soit pédagogique ou pas, le discours écologique peut-il être contredit, même par Allègre ? « Un débat avec Allègre ne me dérange pas », affirme Bennahmias. Il ajoute : « C’est un provocateur pas un facho ». Martine Billard est plus circonspecte : « c’est difficile ». Elle le décrit comme quelqu’un de « violent » et qui « ne répond jamais sur des points précis ».

L’ostracisme dont peut être victime Claude Allègre et tous ceux qui osent critiquer le discours écolo ne correspond-il pas plutôt à une forme de pensée unique? « Tout le monde se dit écolo aujourd’hui. Mais nous (à Europe Ecologie) ne sommes pas pour une écologie "paillettes" », répond Karima Delli.

Et l’eurodéputée dément toute sous-représentation des critiques de l’écologie dans les mass-médias : «On les voit partout. Pendant le Sommet de Copenhague, on entendait parler du Climatgate (polémique autour de mails attribués au Giec évoquant un trucage de leur travaux, Ndlr)».

Il est vrai que la promotion du livre de Claude Allègre donne un bel écho à ses thèses. Mais, pour les mass-médias, faire sa une avec Cohn-Bendit c'est tellement plus vendeur … ou politiquement correct.


Tefy Andriamanana - Marianne


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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 06:52

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15/02/2010

François Sauvadet, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, et les députés du groupe saluent la volonté du gouvernement de mener une large concertation sur la future réforme des retraites et souhaitent que soit mis en place un régime unique par points applicable à tous les salariés, du public comme du privé. Cette réforme doit permettre de répondre aux besoins de financement et de rétablir l’égalité entre nos concitoyens devant la retraite.

Ce régime poursuit deux objectifs : faciliter la mise en œuvre d’une « retraite à la carte » et garantir l’équilibre financier de cette branche en permettant aux partenaires sociaux de définir chaque année la valeur d’achat et la valeur de liquidation du point. Cette mesure répond également aux objectifs de solidarité sociale en prenant enfin en compte la pénibilité au travail.

Dans le cadre de ces futures négociations, le groupe Nouveau Centre souhaite la mise en œuvre effective et dans les plus brefs délais de l’Observatoire de la pénibilité chargé d’apprécier la nature des activités pénibles dans le public et le privé.

« On ne peut pas appliquer les mêmes règles à tous les métiers sur un sujet aussi vaste que la réforme des retraites. Le degré de pénibilité des professions doit inévitablement être pris en compte. La réforme des retraites ne peut pas être uniforme, elle doit s’adapter à la situation propre de tous les travailleurs. », souligne François Sauvadet.


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Grand meeting Régional

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le Mercredi 10 Mars 2010 à 20h00

au liberté (esplanade du Gal de Gaulle)

à Rennes



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Huchon ne connaît pas le prix d'un ticket de métro 
 

 

«Un ticket de métro, euh, moi je me réfère plutôt au carnet, c'est 15 euros», s'est hasardé Jean-Paul Huchon, qui est aussi président du syndicat des transports d'IdF (Stif).

 

«Raté», a répondu la présentatrice, avant de préciser qu'un carnet de 10 tickets, coûte 11,60 euros.

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